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Hadia, une mariée au milieu des ruines de Bir el-Abed

Elle portait une robe de dentelle rebrodée blanche à manches longues, une capeline de la même couleur, avec un sourire radieux. Hadia Mneimné s’est mariée samedi devant les ruines de son immeuble détruit du quartier de Bir el-Abed, dans la banlieue sud de Beyrouth, comme le raconte Anwar Amro, de l’AFP. Cette jolie institutrice de 31 ans devait se marier le 13 juillet dans l’appartement où elle est née, à Bir el-Abed. Tout était prêt : les faire-part avaient été envoyés aux invités, les mets avait été commandés au traiteur, une salle avait été louée, mais la guerre en a décidé autrement. L’appartement familial, dans un immeuble de onze étages, adjacent au « ministère » de la Santé du Hezbollah dans le quartier de Bir el-Abed, a été la cible de bombardements. Il ressemble désormais à la pièce montée que Hadia avait commandée pour ses noces. Même l’immeuble dans lequel le couple avait loué un appartement pour se loger est fissuré et risque à tout instant de s’effondrer. Dans la famille de Hadia, nombreux sont ceux qui étaient partis chez des proches pour échapper aux bombardements. Mais il en fallait plus pour briser le moral de la jeune mariée. Elle a insisté pour se marier devant la maison de son enfance, au beau milieu des ruines. Et son mari, Hussein Daher, 37 ans, employé dans une coopérative, a cédé. La fête du mariage a cependant eu lieu plus tard chez sa sœur, à la montagne, loin des destructions. Même si l’avenir n’apparaît pas rose, Hadia s’est déclarée « très heureuse ».
Elle portait une robe de dentelle rebrodée blanche à manches longues, une capeline de la même couleur, avec un sourire radieux. Hadia Mneimné s’est mariée samedi devant les ruines de son immeuble détruit du quartier de Bir el-Abed, dans la banlieue sud de Beyrouth, comme le raconte Anwar Amro, de l’AFP.
Cette jolie institutrice de 31 ans devait se marier le 13 juillet dans l’appartement où elle est née, à Bir el-Abed. Tout était prêt : les faire-part avaient été envoyés aux invités, les mets avait été commandés au traiteur, une salle avait été louée, mais la guerre en a décidé autrement. L’appartement familial, dans un immeuble de onze étages, adjacent au « ministère » de la Santé du Hezbollah dans le quartier de Bir el-Abed, a été la cible de bombardements. Il ressemble désormais à la pièce...