Les déplacés qui en avaient
la capacité sont rentrés chez eux
le 19 août 2006 à 00h00
Près de 400 000 personnes déplacées par les combats au Liban ont regagné leurs foyers depuis la cessation des hostilités, entrée en vigueur en début de semaine, ont indiqué vendredi des agences de l’ONU.
« 200 000 personnes déplacées sont rentrées au Liban-Sud et 200 000 autres sont retournées dans la banlieue sud de Beyrouth », a précisé Christiane Berthiaume, porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM).
Le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) a indiqué de son côté que 107 000 réfugiés parmi les 180 000 qui avaient fui en Syrie étaient rentrés au Liban en empruntant les points de passage officiels, et que d’autres avaient traversé la frontière à d’autres endroits. L’agence des Nations unies a facilité leur retour en affrétant une quarantaine de bus entre les villes de Homs et Damas jusqu’à Beyrouth. Mais il n’est pas question pour elle de les ramener dans le Sud.
« Le retour des Libanais déplacés a pris une ampleur phénoménale », a souligné une porte-parole du HCR, Jennifer Pagonis. Les abris où étaient installés les réfugiés « sont maintenant presque vides », a-t-elle ajouté.
En fait, ce sont les déplacés qui en avaient la capacité qui sont rentrés dans leurs villages, a estimé hier à Tyr le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR). « Ceux qui ne sont pas encore partis n’en ont pas les moyens financiers, manquent de moyens de transport ou d’endroit où rester, car ils n’ont plus de maison », a indiqué Astrid Van Genderen Stort, une autre porte-parole du HCR.
Selon elle, au moins 70 % des familles qui avaient quitté le Sud pour les montagnes du Metn ou du Kesrouan sont rentrées chez elles ainsi que la moitié de celles qui se trouvaient pendant le conflit dans les régions de Aley ou du Chouf.
Elle raconte aussi que les déplacés du Chouf se sont souvent rendus dans les villages du Sud, ont constaté les dégâts et ont préféré attendre avant d’y revenir avec leur famille.
En revanche, elle n’a pas jugé que le grand nombre de mines et autres engins piégés laissés par les raids israéliens au fil du conflit soit dissuasif.
« Les gens ici sont très familiarisés avec l’idée de trouver des mines dans leur village », a-t-elle estimé, alors que les équipes de déminage à l’œuvre depuis mercredi se disent abasourdies par la quantité d’engins meurtriers dans les rues et les maisons.
Le HCR, en mission dans le Sud pour évaluer les besoins, a déjà stocké à Tyr plus d’un millier de tentes, des couvertures et des kits d’aide d’urgence qu’il s’apprête à distribuer à partir d’aujourd’hui aux déplacés qui ont tout perdu dans les bombardements, a poursuivi Astrid Van Genderen Stort.
Près de 400 000 personnes déplacées par les combats au Liban ont regagné leurs foyers depuis la cessation des hostilités, entrée en vigueur en début de semaine, ont indiqué vendredi des agences de l’ONU.
« 200 000 personnes déplacées sont rentrées au Liban-Sud et 200 000 autres sont retournées dans la banlieue sud de Beyrouth », a précisé Christiane Berthiaume, porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM).
Le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) a indiqué de son côté que 107 000 réfugiés parmi les 180 000 qui avaient fui en Syrie étaient rentrés au Liban en empruntant les points de passage officiels, et que d’autres avaient traversé la frontière à d’autres endroits. L’agence des Nations unies a facilité leur retour en affrétant une quarantaine de bus entre les villes de Homs et...
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