Les ratés de la guerre du Liban menacent le cabinet Olmert
le 19 août 2006 à 00h00
Les ratés de la guerre au Liban ébranlent le gouvernement israélien d’Ehud Olmert, raconte Marius Schattner, journaliste à l’AFP. La presse, les analystes et la classe politique dans son ensemble jugeaient que le gouvernement n’aurait pas d’avenir s’il ne tirait pas les leçons de l’offensive et ne reprenait pas l’initiative sur le plan politique.
Les journaux, qui font leurs manchettes sur les « graves manquements » dans la conduite de la guerre et l’impréparation de l’armée, mettaient en garde le pouvoir contre une vague de protestation populaire semblable à celle qui avait suivi la guerre d’octobre 1973 contre l’Égypte et la Syrie.
Ils jugeaient sévèrement la décision du ministre de la Défense Amir Peretz de confier à des conseillers choisis par lui la tâche d’enquêter sur la façon dont Tsahal a mené la guerre au Liban contre le Hezbollah, ce qui lui éviterait d’être mis en cause. « Si le mouvement de réservistes mécontents de la conduite de la guerre fait boule de neige, le gouvernement sera sérieusement menacé », a commenté le spécialiste de politique intérieure de la radio publique Hanan Kristal. Le politologue Gérald Steinberg de l’université Bar-Ilan près de Tel-Aviv estime carrément que les jours du gouvernement sont comptés.
« Les Israéliens pensent que la guerre était juste, mais qu’elle a été mal conduite aussi. Dans les six mois à venir, le Premier ministre et le chef d’état-major Dan Haloutz devront démissionner », prévoit-il.
Moins affirmatif, le politologue Yaron Ezrachi, de l’Université hébraïque de Jérusalem, relève plusieurs facteurs qui pourraient jouer en faveur du pouvoir : « L’absence d’alternative à droite comme à gauche, le fait que la guerre peut reprendre à chaque moment et que l’opinion craint que les règlements de comptes n’affaiblissent Israël, ou une initiative diplomatique. »
Les ratés de la guerre au Liban ébranlent le gouvernement israélien d’Ehud Olmert, raconte Marius Schattner, journaliste à l’AFP. La presse, les analystes et la classe politique dans son ensemble jugeaient que le gouvernement n’aurait pas d’avenir s’il ne tirait pas les leçons de l’offensive et ne reprenait pas l’initiative sur le plan politique.
Les journaux, qui font leurs manchettes sur les « graves manquements » dans la conduite de la guerre et l’impréparation de l’armée, mettaient en garde le pouvoir contre une vague de protestation populaire semblable à celle qui avait suivi la guerre d’octobre 1973 contre l’Égypte et la Syrie.
Ils jugeaient sévèrement la décision du ministre de la Défense Amir Peretz de confier à des conseillers choisis par lui la tâche d’enquêter sur la façon dont...
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