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La guerre vue par un soldat israélien

Sur un « blog » affilié au Jerusalem Post et publié le 15 août, un Israélien se présentant sous le surnom de « Lone Soldier » revient sur son expérience de la guerre contre le Liban en tant que réserviste. Un récit dont nous republions ici de larges extraits. « Après avoir été appelé d’urgence il y a deux semaines, et dans un contexte de grande indécision de la part des officiers sur les moyens de nous utiliser, une mission compliquée a été assignée à mon unité. Nous devions pénétrer en territoire libanais sur une dizaine de kilomètres et affronter les miliciens du Hezbollah regroupés dans des bunkers situés sur les flancs de la montagne faisant face au nord d’Israël. (...) Malgré les raids aériens opérés continuellement par l’aviation, les katiouchas continuaient d’être tirées à partir de cette région, vers Haïfa, Nahariya, Tzfat. Il a donc été décidé que seule une offensive terrestre pourrait venir à bout de ces lanceurs. Ce qui revenait à tenter d’extraire un serpent de son trou sans se faire mordre. La mission est revenue à mon unité. « Après trois jours d’entraînement, nous avons franchi la frontière vers le Liban et marché de nuit en poussant toujours plus profond dans les terres du Hezbollah. À l’aube, nous nous sommes rués dans le petit village de Qaouzah dans un déchaînement de tirs d’armes, de grenades et de missiles, et nous avons investi des maisons. » Après une nuit passée sous le feu du Hezbollah, il continue : « Au matin, nous avons appris une terrible nouvelle : dans un village situé non loin de notre position, un missile perfectionné antichar avait été tiré dans une maison où une unité avec laquelle nous avions travaillé se trouvait. Le bilan était terrible : neuf tués, 40 blessés. (...) Nous entendions, à travers notre radio, leurs appels à l’aide. « Nous avons fait de notre mieux pour diriger les unités d’artillerie et les F-16 vers des positions précises. Si nous parvenions à voir une batterie de missiles à notre portée, nous rampions dans les rues et tirions nos propres roquettes vers les buissons. Les F16 entraient ensuite en action, larguant d’énormes bombes. L’atmosphère semblait être déchirée par le gigantesque souffle de l’explosion, qui secouait violemment les maisons. « Quand les derniers blessés ont été évacués du village voisin, nous avons quitté notre village et poursuivi notre marche plus en profondeur au Liban. « Après deux nuits de marche à travers un terrain particulièrement ardu, nous sommes arrivés sur une colline située à quelques kilomètres de notre objectif, où nous avons attendu que les hélicoptères viennent nous ravitailler en eau et en explosifs antibunkers. Nous étions fatigués, sales, mais heureux d’avoir pu nous reposer un peu. « Les hélicoptères sont arrivés de manière glorieuse, six d’entre eux, volant au-dessus de nos têtes. Nous pensions que la zone était sécurisée et les hélicoptères se sont posés sur un champ à proximité. Après avoir largué des hommes, les hélicoptères sont repartis vers Israël, en volant à basse altitude, au-dessus de nos têtes. Soudain, comme dans un rêve, j’ai vu une roquette partir d’un champ situé non loin sur notre gauche. Il m’a fallu un moment pour comprendre ce qui se passait. Le quatrième hélicoptère a été touché sur son côté gauche. Il y a eu une énorme boule de feu et, je ne sais pas si je l’ai imaginé ou si cela s’est réellement passé, j’ai vu le pilote en train de lutter avec les commandes de son appareil. Nous avons cru que l’hélicoptère allait s’écraser sur nous, mais il a pu encore voler, avant de s’écraser sur une colline. »
Sur un « blog » affilié au Jerusalem Post et publié le 15 août, un Israélien se présentant sous le surnom de « Lone Soldier » revient sur son expérience de la guerre contre le Liban en tant que réserviste. Un récit dont nous republions ici de larges extraits.
« Après avoir été appelé d’urgence il y a deux semaines, et dans un contexte de grande indécision de la part des officiers sur les moyens de nous utiliser, une mission compliquée a été assignée à mon unité. Nous devions pénétrer en territoire libanais sur une dizaine de kilomètres et affronter les miliciens du Hezbollah regroupés dans des bunkers situés sur les flancs de la montagne faisant face au nord d’Israël. (...) Malgré les raids aériens opérés continuellement par l’aviation, les katiouchas continuaient d’être tirées à partir de...