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À Ghandouriyeh, combattants israéliens et du Hezbollah se font face

«Les soldats israéliens de la brigade Nahal tiennent le village de Ghandouriyeh, dans le caza de Bint Jbeil, mais à quelques centaines de mètres de là, les combattants du Hezbollah les observent d’une tranchée sous un eucalyptus, écrit Charles Levinson dans un reportage pour l’AFP. Si le village, situé à 12 km de la frontière israélienne, a retrouvé le calme depuis l’entrée en vigueur lundi de l’arrêt des hostilités négocié par l’ONU, les ennemis restent à portée de voix. “C’est la paix maintenant”, commente, sarcastique, un soldat israélien qui fait le guet, fusil à la main. Des dizaines de soldats israéliens contrôlent depuis samedi, après de durs combats, cette commune rurale, située sur une hauteur au-dessus du Litani. Les soldats israéliens n’ont guère confiance dans la solidité de la trêve. “Si le gouvernement libanais et le Hezbollah acceptent l’accord et remplissent toutes les conditions, nous n’aurons plus à combattre, déclare le général Mickey Edelstein, commandant de la brigade Nahal. Mais nous nous battrons autant qu’il le faudra pour la sécurité d’Israël.” Il n’aura pas à chercher l’ennemi longtemps. De sa position, à l’ombre d’une pergola, quelques minutes de marche suffisent pour atteindre la tranchée creusée sous un eucalyptus occupée par cinq combattants du Hezbollah, dans la localité voisine de Qalaouiyé. “Ils sont venus et nous les avons massacrés, assure un combattant, qui se présente comme Ahmad. Vous voyez la maison blanche là-bas? Ils n’ont pas pu aller plus loin. Nous les avons combattus, ils ont eu plein de blessés et ils ont battu en retraite.” La route qui sépare les deux belligérants, dont la version des événements diverge largement, est jonchée de véhicules calcinés, de cratères d’obus et d’armes abandonnées par les combattants du Hezbollah pendant leur retraite. Une Toyota remplie de bobines de fil rouge et noir s’est renversée dans un fossé. Un fusil d’assaut Kalachnikov gît près d’une caisse en bois éventrée, d’où sort un mortier tout neuf, accompagné du manuel d’instruction. Dans le centre de la localité, le cadavre d’un combattant du Hezbollah gît en travers d’un porche, une kalachnikov et une grenade à son côté. Sa radio diffuse toujours des voix en arabe. Un camion criblé de balles est chargé de missiles antichars de fabrication russe AT-5 Spandrel, de casques, de gilets pare-balles et de nourriture. “Ce n’est plus un village, c’est un camp militaire”, déclare un chef de peloton israélien, qui refuse d’être identifié. “Dans chaque maison, on trouve des armes, dit-il. Vous voyez cette maison en ruine ? Elle était remplie de roquettes. ” Deux Casques bleus de l’ONU arrivent dans le village. Le général Edelstein leur fait faire la tournée des lieux. “Voilà les armes que nous avons prises au Hezbollah”, dit l’officier, en désignant huit caisses. Leurs missiles “sont très efficaces, parmi les meilleurs du monde”, poursuit le général, précisant que trois chars israéliens Merkava ont été détruits par de tels projectiles lors des combats pour prendre le village. “Israël sort épuisé des combats, pas nous. On est bien, superbien !” assure un combattant du Hezbollah. Interrogé sur les chances de la trêve, le chef de peloton israélien hoche la tête et se contente de répondre : “Nous sommes meilleurs qu’eux. Personne ne peut nous arrêter. La communauté internationale et le Liban doivent savoir que personne ne peut faire de mal à Israël.” »
«Les soldats israéliens de la brigade Nahal tiennent le village de Ghandouriyeh, dans le caza de Bint Jbeil, mais à quelques centaines de mètres de là, les combattants du Hezbollah les observent d’une tranchée sous un eucalyptus, écrit Charles Levinson dans un reportage pour l’AFP.
Si le village, situé à 12 km de la frontière israélienne, a retrouvé le calme depuis l’entrée en vigueur lundi de l’arrêt des hostilités négocié par l’ONU, les ennemis restent à portée de voix. “C’est la paix maintenant”, commente, sarcastique, un soldat israélien qui fait le guet, fusil à la main.
Des dizaines de soldats israéliens contrôlent depuis samedi, après de durs combats, cette commune rurale, située sur une hauteur au-dessus du Litani.
Les soldats israéliens n’ont guère confiance dans la solidité de la...