Grâce à l’aide financière promise par les riches pays du Golfe, le Liban devrait pouvoir reconstruire rapidement l’infrastructure détruite par l’offensive israélienne même si, avec un secteur privé en ruines et un fort taux de chômage, le redressement sera difficile, rapporte une dépêche de l’AFP.
« Je pense que tout dépendra de la fin du conflit. Je ne crois pas qu’il soit déjà fini », a commenté Khaled Zaïdan, chargé de la gestion des titres à la BankMed.
« Si l’issue est un véritable processus (de paix), le conflit n’aura provoqué qu’un fléchissement », ajoute-t-il. Mais l’essor économique sera lié au niveau de confiance dans le fait que la guerre ne recommencera pas, dit-il.
De son côté, l’économiste Kamal Hamdan estime à près de trois milliards de dollars les pertes directes infligées à l’économie par l’offensive israélienne, dont un tiers aux infrastructures et le restant à l’immobilier (logement et locaux commerciaux).
Les pertes indirectes, provoquées par le manque à gagner subi par le secteur du tourisme et l’arrêt du secteur industriel, pourrait dépasser les deux milliards de dollars, a-t-il ajouté.
« Pour la seconde année consécutive, il n’y aura pas de croissance positive. C’est très préoccupant pour un pays comme le Liban qui souffre de graves déséquilibres macroéconomiques et financiers », dit-il.
Depuis la fin de la guerre civile en 1990, la dette publique s’est accrue à 38,8 milliards de dollars, soit 170 % du produit national brut (PNB).
Certains éléments permettent cependant aux économistes de garder espoir.
Le système bancaire dispose toujours de liquidités. La Banque centrale, soutenue par des injections de capitaux koweïtiens et saoudiens, détient toujours de solides réserves de monnaies, après avoir consacré un milliard de dollars pour soutenir la livre libanaise durant l’offensive.
De plus, avec la cessation des hostilités lundi, les actions et obligations sont reparties à la hausse. La valeur phare Solidere, qui gère le patrimoine immobilier du centre-ville de Beyrouth, a bondi de près de 5 % en une seule séance.
Si les services ont énormément souffert, la reprise pourrait venir du secteur de la construction, avec l’aide à la reconstruction des logements et des infrastructures.
Le roi Abdallah d’Arabie saoudite, allié économique traditionnel du Liban, a promis 500 millions de dollars d’aide et le Koweït 300 millions.
Mais si le Liban se trouve malgré tout en meilleur état qu’au sortir de la guerre civile de 1975-1990, selon M. Zaïdan, la reconstruction nécessitera de gros efforts de la part de la communauté internationale.
« On ne pourra régler le problème avec des bouts de ficelle. Le Liban a besoin d’un programme de type “plan Marshal” », dit-il, en référence au programme américain qui avait permis à l’Europe de se relever après la Seconde Guerre mondiale.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Grâce à l’aide financière promise par les riches pays du Golfe, le Liban devrait pouvoir reconstruire rapidement l’infrastructure détruite par l’offensive israélienne même si, avec un secteur privé en ruines et un fort taux de chômage, le redressement sera difficile, rapporte une dépêche de l’AFP.
« Je pense que tout dépendra de la fin du conflit. Je ne crois pas qu’il soit déjà fini », a commenté Khaled Zaïdan, chargé de la gestion des titres à la BankMed.
« Si l’issue est un véritable processus (de paix), le conflit n’aura provoqué qu’un fléchissement », ajoute-t-il. Mais l’essor économique sera lié au niveau de confiance dans le fait que la guerre ne recommencera pas, dit-il.
De son côté, l’économiste Kamal Hamdan estime à près de trois milliards de dollars les pertes directes...