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Actualités - Chronologie

Vif mécontentement à Paris à l’égard de l’attitude de Washington

PARIS, d’Élie MASBOUNGI Grande déception, inquiétude et vif mécontentement. Tels étaient, sans toutefois qu’ils ne soient exprimés publiquement, les sentiments recueillis auprès des instances politiques françaises directement concernées par la situation au Liban, à savoir l’Élysée, le Quai d’Orsay et aussi l’hôtel Matignon. Au-delà des déclarations publiques du président Jacques Chirac, du ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, et de la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, des responsables gouvernementaux et des chefs de groupes parlementaires, tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat, ne se privent pas de dénoncer ce qu’un député – qui n’a pas voulu être cité – a appelé « le coup tordu américain », du fait du report, sous la pression de Washington, de la réunion qui devait se tenir lundi au Conseil de sécurité pour statuer sur la force internationale préconisée pour stationner à la frontière libano-israélienne. Ce mécontentement français était par ailleurs perceptible à l’Élysée où le président Jacques Chirac a multiplié ses contacts aux niveaux européen et international pour réaffirmer l’attachement de la France à son initiative qui met en avant un cessez-le-feu immédiat au Liban-Sud. En fin d’après-midi et après la constatation des divergences apparues à Bruxelles, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE, un familier de l’Élysée a laissé entendre que « le patron n’était pas du tout content », ajoutant que c’était le moins qu’on puisse dire à cet égard. Lors du point de presse quotidien au Quai d’Orsay, le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères a reconnu les divergences franco-américaines, tout en soulignant que les objectifs de Paris et de Washington restaient uniques. « Nous l’avons dit à plusieurs reprises, nous divergeons sur les modalités, mais nous partageons les mêmes objectifs. Il y a un dialogue entre nous pour voir quelle est la meilleure séquence. Nous considérons que la nôtre est plus logique et nous observons que plusieurs pays partagent ce point de vue », a-t-il souligné.
PARIS, d’Élie MASBOUNGI

Grande déception, inquiétude et vif mécontentement. Tels étaient, sans toutefois qu’ils ne soient exprimés publiquement, les sentiments recueillis auprès des instances politiques françaises directement concernées par la situation au Liban, à savoir l’Élysée, le Quai d’Orsay et aussi l’hôtel Matignon.
Au-delà des déclarations publiques du président Jacques Chirac, du ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, et de la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, des responsables gouvernementaux et des chefs de groupes parlementaires, tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat, ne se privent pas de dénoncer ce qu’un député – qui n’a pas voulu être cité – a appelé « le coup tordu américain », du fait du report, sous la pression de Washington, de...