Le président Jacques Chirac, qui a condamné promptement et avec force hier le bombardement israélien de Cana, continue à œuvrer tous azimuts pour un cessez-le-feu au Liban.
Dans la foulée de ce développement, M. Chirac s’est entretenu par téléphone avec le chef du gouvernement italien, Romano Prodi. Selon un communiqué de l’Élysée, « ils ont souligné la nécessité d’une réaction du Conseil de sécurité après le bombardement de Cana ».
Jacques Chirac, qui a toujours eu à cœur le dossier du Liban, multiplie quotidiennement les initiatives sur ce sujet qui mobilise l’Élysée.
La France a fait circuler au Conseil de sécurité un projet de résolution demandant la cessation immédiate des hostilités au Proche-Orient.
Elle a aussi envoyé sur place d’importants effectifs militaires pour évacuer les civils, et pas moins de cinq membres du gouvernement se sont rendus dans la région ou s’apprêtent à le faire, tous dépêchés par l’Élysée.
Dès le 17 juillet, le Premier ministre Dominique de Villepin avait effectué un voyage éclair à Beyrouth avec le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy, qui y est ensuite retourné.
Le week-end dernier, la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a visité les forces françaises chargées d’évacuer les ressortissants, tandis que sa collègue aux Affaires européennes, Catherine Colonna, allait à Chypre, qui accueille les civils fuyant les bombardements.
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, était attendu ce lundi à Beyrouth, à la demande du président Chirac. Mais ce déplacement a été différé en raison du bombardement de Cana.
Autres contacts internationaux, M. Chirac s’est entretenu samedi avec le chef du Parlement, Nabih Berry, et le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan. Il a aussi réitéré au Premier ministre britannique Tony Blair que la France conditionne l’envoi d’une force internationale au Liban à la conclusion d’un accord politique entre les parties.
Cet accord « doit être négocié d’une part entre le gouvernement libanais et le Hezbollah, et d’autre part entre la communauté internationale, Israël et le Liban », selon le chef de l’État.
Hier à Kaboul, Mme Alliot-Marie a réaffirmé qu’un accord international était le préalable indispensable à l’envoi d’une force militaire « robuste » permettant de l’appliquer.
M. Chirac a refusé également que cette force soit envoyée par l’OTAN, contrairement à ce que suggéraient Washington et Londres.
Vendredi, à l’issue d’un conseil restreint sur le Liban, il avait souhaité l’adoption « au plus vite » d’une résolution de l’ONU marquant l’engagement de la communauté internationale pour un cessez-le-feu immédiat.
Paris multiplie aussi les contacts avec les protagonistes du conflit. « Nous sommes naturellement en contact avec toutes les parties, mais nous ne sommes pas dans une position de médiateur », a indiqué à l’AFP une source diplomatique, reconnaissant que les contacts avec le Hezbollah étaient limités.
Sur ce dossier, Jacques Chirac bénéficie de l’appui de la classe politique française, avec un consensus général sur la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat et la condamnation du bombardement de Cana.
Le numéro un socialiste, François Hollande, qui a condamné le bombardement de Cana, a demandé dimanche que Paris saisisse l’ONU pour un cessez-le-feu immédiat.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président Jacques Chirac, qui a condamné promptement et avec force hier le bombardement israélien de Cana, continue à œuvrer tous azimuts pour un cessez-le-feu au Liban.
Dans la foulée de ce développement, M. Chirac s’est entretenu par téléphone avec le chef du gouvernement italien, Romano Prodi. Selon un communiqué de l’Élysée, « ils ont souligné la nécessité d’une réaction du Conseil de sécurité après le bombardement de Cana ».
Jacques Chirac, qui a toujours eu à cœur le dossier du Liban, multiplie quotidiennement les initiatives sur ce sujet qui mobilise l’Élysée.
La France a fait circuler au Conseil de sécurité un projet de résolution demandant la cessation immédiate des hostilités au Proche-Orient.
Elle a aussi envoyé sur place d’importants effectifs militaires pour évacuer les...