Sfeir pour un cessez-le-feu
et un « règlement radical »
le 27 juillet 2006 à 00h00
Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, s’est déclaré hier en faveur d’un « cessez-le-feu » immédiat au Liban, tout en affirmant qu’une « solution radicale » est nécessaire pour mettre fin, une fois pour toutes, au cycle de la violence.
Le chef de l’Église maronite, qui répondait aux questions de la chaîne al-Arabiya, s’est déclaré en faveur de l’installation d’une « force d’interposition » de l’ONU, non seulement à la frontière méridionale, mais tout au long de la frontière entre le Liban et la Syrie.
Dans le même temps, le patriarche a été ferme sur la nécessité de désarmer le Hezbollah. « Les armes, a-t-il dit, doivent être exclusivement entre les mains des forces armées » libanaises. Mais il a noté, en même temps, qu’un désarmement du Hezbollah par les forces armées libanaises provoquerait « une discorde interne ».
Au sujet de l’implication de la Syrie et de l’Iran dans le conflit en cours, et d’une « dimension régionale » du conflit, le patriarche a répondu par un diplomatique « cela se pourrait ».
« La guerre pourra se transformer en conflit régional », a-t-il confirmé.
Frangié
Le patriarche maronite a en outre reçu le député Samir Frangié en compagnie de l’ancien député Farès Souaid, avec lesquels il s’est attardé sur les derniers développements. M. Frangié a déclaré à l’issue de l’entretien qu’il « partageait la position des évêques maronites concernant la nécessité d’adopter une solution globale à la situation actuelle, en commençant notamment par l’application d’un cessez-le-feu immédiat et par un appui inconditionnel au gouvernement et au Premier ministre ». Le député a poursuivi en précisant : « Nous ne voulons pas d’une solution semblable à celle adoptée en 1990, et à travers laquelle une partie s’est considérée comme victorieuse. La solution doit être fondatrice et doit pouvoir clore la phase qui dure depuis 1968. Seul le gouvernement doit être responsable de la sécurité de ses citoyens. »
Le cardinal Sfeir a par ailleurs reçu le ministre de la Justice Charles Rizk. Le ministre a affirmé que la guerre continuait et que la situation n’avait guère évolué ; il a néanmoins tenu à mettre l’accent sur la nécessité, pour le peuple libanais, de rester uni.
Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, s’est déclaré hier en faveur d’un « cessez-le-feu » immédiat au Liban, tout en affirmant qu’une « solution radicale » est nécessaire pour mettre fin, une fois pour toutes, au cycle de la violence.
Le chef de l’Église maronite, qui répondait aux questions de la chaîne al-Arabiya, s’est déclaré en faveur de l’installation d’une « force d’interposition » de l’ONU, non seulement à la frontière méridionale, mais tout au long de la frontière entre le Liban et la Syrie.
Dans le même temps, le patriarche a été ferme sur la nécessité de désarmer le Hezbollah. « Les armes, a-t-il dit, doivent être exclusivement entre les mains des forces armées » libanaises. Mais il a noté, en même temps, qu’un désarmement du Hezbollah par les forces...
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