Depuis quinze jours, le Liban est plongé dans une difficile et cruelle épreuve. Naturellement, le marché immobilier s’en trouve totalement affecté.
La grande majorité des chantiers des nouveaux projets résidentiels ou commerciaux est à l’arrêt. Deux explications à cette situation : la main-d’œuvre a fui le pays (ce phénomène avait déjà été noté après le 14 février 2005 et l’assassinat de Rafic Hariri) et l’instabilité sécuritaire qui pèse de tout son poids.
À l’opposé, dans certaines zones géographiques épargnées par l’aviation et la marine israélienne, le marché locatif a connu un réel dynamisme. Les meilleurs exemples ont été observés dans les régions traditionnelles de villégiature sur les hauteurs des cazas du Kesrouan, du Metn, de Aley et de Baabda où la demande pour la location d’appartements meublés a été très importante.
À Faraya-Mzaar et Faqra, le nombre de demandes a été rapidement supérieur à l’offre. En fonction de l’escalade militaire sur le littoral, certains propriétaires qui n’avaient pas encore trouvé de locataires pour la saison estivale ont retiré leur bien du marché pour occuper eux-mêmes leur appartement. Cette situation a entraîné une pénurie. Il est devenu de plus en plus difficile de trouver une location dans la région. Selon certaines sources, les prix locatifs auraient augmenté de 30 % au cours de ces derniers jours.
Dans le secteur foncier, de nombreuses interrogations perturbent les investisseurs. Leurs incertitudes sont légitimes. Dans ce climat morose, nous avons eu écho la semaine dernière d’une très importante transaction d’un montant de 18 millions de dollars dans le quartier de Furn el-Hayek par une société spécialisée dans le placement et le développement immobilier, liée à une banque locale. Ce tour de table de 25 investisseurs a confirmé l’achat d’une parcelle d’environ 4 500 m2 idéalement située au cœur d’Achrafieh au moment où leur option d’achat estimée à 200 000 dollars était arrivée à son terme. Cette transaction est une excellente nouvelle dans le marché qui espérait beaucoup de la saison touristique pour confirmer un regain perceptible depuis le début de l’année 2006.
À l’heure actuelle, les investisseurs locaux ne veulent pas brûler les étapes et restent attentistes dans l’espoir de jours meilleurs. Ils peaufinent leur étude et continuent d’observer l’évolution du marché. Du côté des acheteurs étrangers, principalement en provenance des pays du Golfe, il est naturel que leur projet d’investissements au Liban ait été mis pour l’instant sur la touche.
Tant que les biens privés à Beyrouth, ou ailleurs, n’ont pas été occupés illégalement par les réfugiés, les investisseurs locaux et étrangers maintiennent leur projet en attente.
Malgré les incertitudes, le marché garde un certain optimisme qui pourrait étonner dans le contexte actuel. Ceci ne fait pas le jeu des opportunistes qui espèrent profiter de la situation chaotique pour obtenir des prix plus avantageux. Cette logique se heurte pour l’instant à la stratégie des propriétaires.
Sinon, la situation est au point mort sur le marché commercial et des bureaux. Les événements observés ne se prêtent pas du tout à d’éventuels accords de vente et de location. Toutes les demandes d’avant le 12 juillet sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.
En coopération avec RAMCO
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Depuis quinze jours, le Liban est plongé dans une difficile et cruelle épreuve. Naturellement, le marché immobilier s’en trouve totalement affecté.
La grande majorité des chantiers des nouveaux projets résidentiels ou commerciaux est à l’arrêt. Deux explications à cette situation : la main-d’œuvre a fui le pays (ce phénomène avait déjà été noté après le 14 février 2005 et l’assassinat de Rafic Hariri) et l’instabilité sécuritaire qui pèse de tout son poids.
À l’opposé, dans certaines zones géographiques épargnées par l’aviation et la marine israélienne, le marché locatif a connu un réel dynamisme. Les meilleurs exemples ont été observés dans les régions traditionnelles de villégiature sur les hauteurs des cazas du Kesrouan, du Metn, de Aley et de Baabda où la demande pour la location...
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