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Force de paix : des pistes, mais beaucoup d’inconnues

Le principe d’une force internationale de stabilisation au Liban qui verrait une large participation des Européens semble plus ou moins acquis, mais le plus grand flou entoure ses missions potentielles, sa composition et les conditions de son déploiement. Les discussions se sont intensifiées ces jours derniers pour dessiner les contours de ce que pourrait être cette force de stabilisation, dont le déploiement éventuel dépendra avant tout d’un accord de cessez-le-feu sur le terrain. Prudents, des diplomates européens se sont montrés réservés quant à une décision politique à court terme. « Les éléments de base devraient, je l’espère, être clarifiés mercredi », a cependant indiqué à l’AFP le haut représentant pour la Politique extérieure de l’UE, Javier Solana. L’Italie, l’Espagne, le Brésil, le Pakistan, l’Inde et l’Allemagne ont été cités comme des contributeurs potentiels. La France, la Suède et l’Australie ont fait savoir hier qu’elles sont prêtes à participer à cette force, mais sous certaines conditions. Paris demande un « accord politique » entre le Liban et Israël, comprenant notamment le désarmement du Hezbollah, avant le déploiement d’une force internationale dans le sud du pays. Pour la France, qui juge encore « prématuré » de parler de la composition de cette force et d’une participation française, il s’agit d’éviter que des soldats étrangers ne se retrouvent une nouvelle fois pris dans le bourbier libanais sans perspective politique claire. Si elle voit le jour, cette force devra avoir l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU, même s’il ne s’agit pas d’une force onusienne proprement dite, souligne-t-on à Paris. La Suède a répondu positivement à une requête informelle du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, pour participer à cette force, mais sans s’engager formellement, tout comme l’Australie, dont le Premier ministre, John Howard, pense cependant qu’il faudrait que l’envoi d’une force internationale fasse partie d’une solution à long terme du conflit au Proche-Orient. « Je voudrais en connaître les conditions et le but. Je voudrais savoir si cela va représenter une contribution à une solution à long terme », a-t-il déclaré. Le Danemark, engagé sur plusieurs fronts en Irak, en Afghanistan et au Kosovo, n’a pas les moyens de participer en hommes à une force internationale de l’ONU, selon son ministre de la Défense, Soeren Gade. Son porte-parole, l’ancien ministre des Affaires étrangères, Mogens Lykketoft, a proposé, pour régler ce manque d’effectifs, de transférer les troupes danoises de l’Irak au Liban. La contribution danoise au Liban est « absolument » essentielle, a-t-il dit, car elle « ferait honneur au Danemark après la participation douteuse en Irak » aux côtés des États-Unis et de la Grande-Bretagne. À Ankara, un diplomate turc de haut rang, parlant sous le couvert de l’anonymat, a jugé prématuré de décider d’une participation de la Turquie à une éventuelle force internationale au Liban « parce que la situation est incertaine ».

Le principe d’une force internationale de stabilisation au Liban qui verrait une large participation des Européens semble plus ou moins acquis, mais le plus grand flou entoure ses missions potentielles, sa composition et les conditions de son déploiement.
Les discussions se sont intensifiées ces jours derniers pour dessiner les contours de ce que pourrait être cette force de stabilisation, dont le déploiement éventuel dépendra avant tout d’un accord de cessez-le-feu sur le terrain. Prudents, des diplomates européens se sont montrés réservés quant à une décision politique à court terme. « Les éléments de base devraient, je l’espère, être clarifiés mercredi », a cependant indiqué à l’AFP le haut représentant pour la Politique extérieure de l’UE, Javier Solana.
L’Italie, l’Espagne, le Brésil, le...