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Le conflit du Proche-Orient souligne le poids de l’Iran dans la région

Les attaques du Hezbollah contre Israël rappellent une nouvelle fois l’influence de l’Iran au Proche-Orient, mais analystes et diplomates sont divisés sur les conséquences que le conflit aura pour la République islamique, selon une analyse de Stefan Smith pour l’AFP. Bien que la République islamique démente tout lien militaire ou financier avec ses protégés chiites libanais, médias et responsables iraniens ne cessent de faire l’éloge des « héros » du Hezbollah pour leur « grand travail » contre Israël. « Le Hezbollah et les autres groupes qui combattent l’oppression mondiale sont influencés par la pensée de l’imam Khomeyni et la révolution islamique. Il y a une relation morale entre les deux », a déclaré à l’AFP Kazem Jalali, un influent député iranien. Mais pour Israël et certaines capitales occidentales, la capture de deux soldats israéliens par le Hezbollah, à l’origine du conflit, est liée à la décision des grandes puissances d’envoyer le dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité. Les diplomates occidentaux affirment que l’Iran a souligné ces derniers mois son influence dans la région dans différents messages perçus comme autant de mises en garde contre toute confrontation à propos de son programme nucléaire. « La question nucléaire n’a aucun lien avec les récents événements au Liban », a déclaré pourtant M. Jalali. « La vraie question est que les sionistes essaient de détourner l’attention (des gens) du massacre des innocents et de leurs actes inhumains », ajoute-t-il. Mais pour l’analyste Mohammad Sadeq al-Hosseini, l’Iran joue un jeu risqué, tout en affirmant que les relations entre le Hezbollah et l’Iran ne sont pas simples. « Le Hezbollah a pris l’initiative et c’est le mouvement chiite qui entraîne l’Iran derrière lui plutôt que l’inverse », affirme-t-il. « Si le Hezbollah sort vainqueur du conflit, l’Iran pourra manœuvrer plus facilement dans son dossier nucléaire, mais si le Hezbollah est affaibli, l’Iran sortira aussi affaibli », affirme cet analyste. L’analyste Hamid Jalaipour, proche des réformateurs, affirme quant à lui que le conflit libanais est une bataille entre l’Iran et l’Occident. « Les États-Unis, la Grande-Bretagne et Israël affrontent la République islamique au Liban. À court terme, ils veulent paralyser le Hezbollah (...) mais à long terme, ils cherchent à affaiblir l’Iran dans la région », affirme-t-il. « Qu’ils soient capables ou non de le faire est une autre histoire, mais je pense que la situation actuelle est favorable à l’Iran », ajoute-t-il. Cette position est partagée par de nombreux diplomates occidentaux à Téhéran. « Le danger est que de plus en plus de décideurs à Washington et ailleurs sont arrivés à la conclusion que l’Iran est le principal problème dans la région et que des actions doivent être entreprises », a déclaré à l’AFP un diplomate occidental en poste à Téhéran. « L’Iran peut sortir renforcé s’il joue les médiateurs, comme cela le lui a été demandé, ajoute un autre diplomate occidental. Sinon, la perspective d’une confrontation entre l’Iran et les États-Unis sera plus que probable. » Pour le quotidien Kayhan, proche des ultraconservateurs qui ont pris le pouvoir avec l’arrivée du président Mahmoud Ahmadinejad, l’Iran n’attend pas autre chose qu’une défaite d’Israël. « Le mythe de l’invincibilité d’Israël a été détruit par le Hezbollah », affirme le directeur de Kayhan, Hossein Shariatmadari. « S’il y a un cessez-le-feu demain, ce sera une défaite immense et historique pour Israël qui sera incompréhensible pour les sionistes », ajoute M. Shariatmadari. « Les États-Unis essaient d’imposer une résolution à propos de notre programme nucléaire (...) et ont lâché leur chien enragé qu’est le régime sioniste » contre le Hezbollah, ajoute le quotidien Jomhouri Eslami, également ultraconservateur. « Mais la République islamique a montré qu’elle résistait face à l’oppression mondiale jusqu’à l’anéantissement de la présence du grand Satan dans la région, c’est-à-dire le régime sioniste », ajoute le quotidien.
Les attaques du Hezbollah contre Israël rappellent une nouvelle fois l’influence de l’Iran au Proche-Orient, mais analystes et diplomates sont divisés sur les conséquences que le conflit aura pour la République islamique, selon une analyse de Stefan Smith pour l’AFP.
Bien que la République islamique démente tout lien militaire ou financier avec ses protégés chiites libanais, médias et responsables iraniens ne cessent de faire l’éloge des « héros » du Hezbollah pour leur « grand travail » contre Israël.
« Le Hezbollah et les autres groupes qui combattent l’oppression mondiale sont influencés par la pensée de l’imam Khomeyni et la révolution islamique. Il y a une relation morale entre les deux », a déclaré à l’AFP Kazem Jalali, un influent député iranien.
Mais pour Israël et certaines capitales...