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Préhistoire Il y a 800 000 ans, des cannibales vivaient en Espagne

De récentes fouilles sur le site archéologique d’Atapuerca, près de Burgos (nord-est de l’Espagne), renforcent la thèse du cannibalisme pratiqué par les hommes qui y vivaient il y a 800 000 ans, a indiqué le quotidien El Pais. Le site d’Atapuerca est un important gisement préhistorique réputé renfermer les restes des premiers hommes européens identifiés, remontant à près de 800 000 ans, qualifiés du terme générique de « Homo Antecessor ». Les chercheurs, qui ont découvert des fossiles humains d’environ dix individus, ont conclu après l’étude de ces pièces que la pratique du cannibalisme y était courante, précise le quotidien espagnol. Les ossements humains fossilisés, extraits du gisement dit de Gran Dolina à Atapuerca, montrent en effet les mêmes marques de coupures et de fractures que ceux d’animaux découverts au même endroit et mangés par les hommes, selon les paléontologues cités par El Pais. La thèse de la pratique de l’anthropophagie par les hommes vivant à Atapuerca avait déjà été évoquée en 1997 à la suite de l’extraction des premiers fossiles humains de ce site paléontologique exceptionnel. Une équipe de chercheurs espagnols et suédois a, pour sa part, annoncé la semaine dernière avoir réussi à extraire l’ADN de dents d’ours ayant vécu il y à 400 000 ans à Atapuerca. Il s’agissait d’une première scientifique – jusqu’à présent on ne remontait pas à plus de 100 000 ans pour l’ADN des animaux – et la méthode est susceptible de s’appliquer aux restes humains, selon ces chercheurs.
De récentes fouilles sur le site archéologique d’Atapuerca, près de Burgos (nord-est de l’Espagne), renforcent la thèse du cannibalisme pratiqué par les hommes qui y vivaient il y a 800 000 ans, a indiqué le quotidien El Pais. Le site d’Atapuerca est un important gisement préhistorique réputé renfermer les restes des premiers hommes européens identifiés, remontant à près de 800 000 ans, qualifiés du terme générique de « Homo Antecessor ». Les chercheurs, qui ont découvert des fossiles humains d’environ dix individus, ont conclu après l’étude de ces pièces que la pratique du cannibalisme y était courante, précise le quotidien espagnol. Les ossements humains fossilisés, extraits du gisement dit de Gran Dolina à Atapuerca, montrent en effet les mêmes marques de coupures et de fractures que ceux...