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Guerre d’anéantissement entre le Hezbollah et Israël

À l’heure où la machine de guerre israélienne tourne à plein régime, la direction du Hezbollah tente d’acquérir à sa cause le peuple abasourdi par les agressions israéliennes. Il y a la guerre qui fait rage sur le terrain et puis celle qui cherche à influencer les esprits. Israël sait que les actes de guerre du Hezbollah ne font pas l’unanimité parmi les Libanais. Plus les frappes « punitives » seront sévères, plus le Hezbollah sera décrié par son propre peuple. Telle est la logique israélienne. Ce n’est pas sans raison que le secrétaire général du parti islamiste, Hassan Nasrallah, a appelé les responsables politiques à « ne pas prendre le parti de l’ennemi à travers leurs prises de position. Car c’est l’heure de la solidarité avec la Résistance non pas celle des règlements de comptes ». En partant de ce postulat, le Hezbollah a multiplié les contacts avec les diverses parties, dans l’espoir d’assurer une couverture politique locale à son action. Jeudi, Hassan Nasrallah a eu un entretien téléphonique avec le chef du CPL, le général Michel Aoun, pour examiner ensemble les moyens susceptibles de sauver une très fragile entente nationale. De même, les députés du Bloc de la réforme et du changement tentent de colmater la brèche, ou plutôt de remplir le fossé, qui les sépare de leurs collègues du 14 Mars. Certains politiques souhaitent donc une réunion du Parlement. Les plus optimistes s’attendent à un nouveau round du dialogue national dans les délais les plus brefs. Car il est inadmissible que le Hezbollah ait plusieurs longueurs d’avance sur les dirigeants politiques démocratiquement élus par les Libanais. Sans doute, la guerre contre le Liban est le fruit d’une volonté commune d’Israël et des puissances occidentales à la fois pour anéantir le Hezbollah et faire comprendre à tous les Libanais que leur seul salut est d’avoir un gouvernement fort capable de décider de la guerre et de la paix. En considérant la conjoncture actuelle, il serait donc difficile de parvenir à un accord, en juillet 2006, qui soit similaire à celui qui avait mis fin aux agressions d’avril 1996. Il est vrai que les acteurs sont pratiquement les mêmes : un Hezbollah qui joue les trouble-fête, un gouvernement libanais dirigé par le Courant du futur et une Syrie qui soutient dans l’ombre le parti intégriste. Les temps ont changé pourtant. Il y a une résolution qui porte le numéro 1559 et une volonté internationale « d’en finir avec le Hezbollah ». C’est justement de cela qu’il s’agissait lorsque les responsables israéliens ont parlé du déploiement de l’armée libanaise au Liban-Sud... Mais ceci est une autre paire de manches. L’obsession d’Israël au Liban est bien le Hezbollah. Entre les deux, la guerre est ouverte. Nul ne saurait dire jusqu’à quand... Philippe ABI-AKL

À l’heure où la machine de guerre israélienne tourne à plein régime, la direction du Hezbollah tente d’acquérir à sa cause le peuple abasourdi par les agressions israéliennes. Il y a la guerre qui fait rage sur le terrain et puis celle qui cherche à influencer les esprits. Israël sait que les actes de guerre du Hezbollah ne font pas l’unanimité parmi les Libanais. Plus les frappes « punitives » seront sévères, plus le Hezbollah sera décrié par son propre peuple. Telle est la logique israélienne. Ce n’est pas sans raison que le secrétaire général du parti islamiste, Hassan Nasrallah, a appelé les responsables politiques à « ne pas prendre le parti de l’ennemi à travers leurs prises de position. Car c’est l’heure de la solidarité avec la Résistance non pas celle des règlements de comptes ».
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