La Bourse de Beyrouth a clôturé encore hier quasi inchangée mais avec une légère tendance à la hausse grâce à quelques valeurs bancaires, dans un marché toujours hésitant, selon les opérateurs. Les investisseurs sont restés inquiets de la situation politique intérieure après les échanges acerbes entre les dirigeants politiques ces derniers jours, qui risquent de maintenir le pays dans un désordre compromettant le climat d’investissement qui y règne, fait-on remarquer dans ces mêmes milieux. L’humeur de la place de Beyrouth a été aussi assombrie par la poursuite des incidents sécuritaires dans plusieurs régions frontalières et de la montagne qui ne cessent de décourager la communauté financière.
Solidere, la principale capitalisation boursière libanaise, s’est donc ressentie de ce climat entourant la cote. Ses actions A ont reculé de 21,53 $ à 21,51 $ et ses actions B de 22,03 $ à 21,99 $.
Aux industrielles, le cimentier Holcim s’est replié aussi de 2,27 $ à 2,25 $ ainsi que les actions au porteur des Ciments Blancs de 2,14 $ à 2 $.
Parmi les valeurs gagnantes, on a relevé les actions ordinaires et prioritaires de la Byblos Bank qui ont progressé de 2,11 $ à 2,18 $ et de 2,15 $ à 2,16 $ respectivement, comme les certificats GDR de la BLOM Bank qui ont avancé de 72,35 $ à 72,55 $.
L’indice BLOM des valeurs libanaises a, en effet, gagné 1,68 point ou 0,11 % à 1 491,73 points dans un marché toujours terne. C’est ainsi que 225 849 titres ont été échangés hier d’une valeur de 3 486 237 $, dont 104 301 actions A et B de Solidere d’une valeur de 2 256 858 $, contre 229 176 titres d’une valeur de 3 439 653 $, dont 129 515 actions A et B de Solidere d’une valeur de 2 782 838 $, la veille.
Le rapport sur l’emploi US a pesé sur les Bourses et le dollar
Les Bourses européennes sont reparties à la baisse hier, plombées notamment par des chiffres jugés décevants sur le marché du travail aux États-Unis. En outre, l’avertissement lancé par la firme européenne Business Objects sur ses résultats pour le 2e trimestre, lié à des ventes de licences inférieures aux attentes du groupe, a également pesé sur la tendance des sociétés technologiques. Celles-ci ont été affectées aussi par des ventes plus faibles que prévu pendant la même période.
La Bourse de New York a mal fini la semaine sur des ventes bénéficiaires entraînées par la publication des chiffres mensuels sur l’emploi américain, principal indicateur de la journée d’hier. Ces chiffres, qui ont donné un signe supplémentaire du ralentissement de la croissance aux États-Unis en juin (voir par ailleurs), que la Réserve fédérale (Fed) avait noté lors de sa dernière réunion le 29 juin, n’ont pas tardé à entraîner un fort courant de prises de bénéfices. Cela d’autant que le marché venait d’apprendre que le salaire horaire moyen a progressé de 0,5 % sur un mois et de 3,9 % sur un an, son plus haut niveau depuis juin 2001. Cette hausse des salaires devrait nourrir les inquiétudes de la Fed concernant l’inflation. C’est ce que les marchés n’apprécient pas. Par ailleurs, deux grandes sociétés, AMD et 3M, ont fait état de ventes et de prévisions de bénéfices moins élevées que prévu, ce qui a entraîné aussi les indices à la baisse.
Sur les marchés des changes, le billet vert devait aussi payer son tribut aux mauvais chiffres américains sur l’emploi en juin. En effet, l’euro a touché un plus haut depuis un mois, à 1,2865 $, juste après la publication de ces chiffres avant de réduire ses gains de la journée à New York sur des ajustements de positions.
Élie KAHWAGI
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