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À Abassane, les ennemis d’hier resserrent les rangs contre Israël

Des combattants palestiniens à genoux, fusils au poing, attendent dans un champ d’oliviers l’occasion d’ouvrir le feu sur les blindés israéliens postés à 300 mètres. « Désormais, il n’y a plus ni Hamas ni Fateh », explique à l’AFP l’un des hommes. Pourtant, il y a encore quelques semaines, Abassane, une petite localité à l’est de Khan Younès, était le théâtre de heurts d’une intensité sans précédent entre militants du Hamas et du Fateh, qui s’affrontaient à coups de roquettes antichars. Ces combats avaient fait trois morts. Les temps ont changé : les deux factions ont retrouvé leur ennemi commun, Israël. Et les combattants serrent désormais les rangs sur le terrain face à l’offensive lancée dans la bande de Gaza pour retrouver un soldat enlevé le 25 juin et stopper les tirs de roquettes contre son territoire. « Tous les combattants sont dans une même tranchée maintenant », s’exclame Abou al-Abed, un activiste des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, entouré d’autres membres de la milice, en treillis kaki. « Les vieux différends ont été oubliés face à l’agression israélienne », assure-t-il. Un peu plus tôt, ces activistes avaient ouvert le feu à l’arme automatique contre les soldats israéliens, qui ont riposté en tirant des obus. Des hélicoptères Apache sont ensuite entrés en action et ont tiré à la mitrailleuse lourde. Des miliciens palestiniens sont arrivés en renfort sur les lieux, certains armés de roquettes antichars et d’autres avec des mines. Un hélicoptère Apache survole à nouveau la zone. Les hommes lèvent la tête, les fronts ceints de bandeaux des différentes factions, et se mettent à couvert pour s’assurer de ne pas être repérés. À la frontière, les blindés se font menaçant. Tout près d’Abou al-Abed est posté un groupe de la sécurité nationale, largement dominé par le parti Fateh du président Mahmoud Abbas, accusé encore récemment d’avoir voulu faire chuter le gouvernement des islamistes. « Maintenant, nous sommes un », lâche Abou Mohammad dans son uniforme d’officier vert olive. « Défendre la patrie est plus important que tous les titres, tous les noms, toutes les factions. » Le silence est soudain rompu par une explosion : un char vient de tirer un obus à une cinquantaine de mètres. Il s’écrase dans un champ dans un nuage de poussière. Les combattants resteront là toute la nuit, comme toutes les nuits depuis quatre jours, dans l’attente de la grande offensive terrestre promise par Israël pour sauver son soldat.
Des combattants palestiniens à genoux, fusils au poing, attendent dans un champ d’oliviers l’occasion d’ouvrir le feu sur les blindés israéliens postés à 300 mètres. « Désormais, il n’y a plus ni Hamas ni Fateh », explique à l’AFP l’un des hommes.
Pourtant, il y a encore quelques semaines, Abassane, une petite localité à l’est de Khan Younès, était le théâtre de heurts d’une intensité sans précédent entre militants du Hamas et du Fateh, qui s’affrontaient à coups de roquettes antichars. Ces combats avaient fait trois morts.
Les temps ont changé : les deux factions ont retrouvé leur ennemi commun, Israël. Et les combattants serrent désormais les rangs sur le terrain face à l’offensive lancée dans la bande de Gaza pour retrouver un soldat enlevé le 25 juin et stopper les tirs de roquettes...