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L’immense gâchis africain

Le Ghana, sèchement éliminé en 8e de finale du Mondial, a échoué à gommer l’impression de gâchis dégagée par les équipes africaines, entre les déceptions sportives – Tunisie, Angola, Côte d’Ivoire – et l’image désastreuse du Togo. Seuls les Black Stars ont franchi l’écueil du premier tour. Mais privés de leur star Michael Essien, suspendu face à la Seleçao, ils ont sombré contre les Brésiliens. Des quatre novices – le Ghana, le Togo, l’Angola et la Côte d’Ivoire – les Éléphants d’Henri Michel suscitaient la plus grande attente, dans le sillage de leur star Didier Drogba. Tombés dans le groupe dit « de la mort » aux côtés de l’Argentine, des Pays-Bas et de la Serbie-et-Monténégro, les Ivoiriens, séduisants sur le terrain, furent éliminés dès leur deuxième match de poule. Pour Henri Michel, qui part entraîner un club au Qatar, le mal a pris racines dans un manque de réussite (assumé par Drogba), des erreurs défensives et une lucidité rongée par des commentaires trop élogieux. L’Angola, promis à mille tourments, a donné du fil à retordre au Portugal (vainqueur 1-0), son ancienne puissance colonisatrice, et a empoché deux nuls porteurs d’espoirs pour l’avenir face au Mexique (0-0) et à l’Iran (1-1). Les Éperviers du Togo ont plongé du bec dans un psychodrame qui a projeté une image épouvantable sur le football africain. Un conflit à propos de primes impayées, plaie récurrente, a jeté l’équipe dans un tourbillon d’entraînements boycottés, de valse des entraîneurs – Otto Pfister claquant la porte puis revenant sur le banc – et de menaces de grève le jour du match. Résultat : trois matches et trois défaites et des prolongations devant la justice sportive et civile. La Fédération togolaise devra répondre de ces évènements devant la commission de discipline de la Fifa, tandis qu’Otto Pfister veut porter plainte en diffamation, un responsable togolais l’ayant accusé d’être alcoolique. Sans oublier que la Fifa a dû payer directement la prime exigée par les Eperviers... Quant aux grands frères nord-africains, les Tunisiens (4e Coupe du monde), ils ne se sont jamais remis de la blessure avant le tournoi de leur buteur vedette Santos. Et le sélectionneur français Roger Lemerre est désormais sur le grill pour ses choix tactiques et sa gestion cassante du groupe. L’Afrique n’a pas laissé une très jolie carte de visite en Allemagne,quatre ans avant d’accueillir le Mondial 2010.
Le Ghana, sèchement éliminé en 8e de finale du Mondial, a échoué à gommer l’impression de gâchis dégagée par les équipes africaines, entre les déceptions sportives – Tunisie, Angola, Côte d’Ivoire – et l’image désastreuse du Togo. Seuls les Black Stars ont franchi l’écueil du premier tour. Mais privés de leur star Michael Essien, suspendu face à la Seleçao, ils ont sombré contre les Brésiliens. Des quatre novices – le Ghana, le Togo, l’Angola et la Côte d’Ivoire – les Éléphants d’Henri Michel suscitaient la plus grande attente, dans le sillage de leur star Didier Drogba. Tombés dans le groupe dit « de la mort » aux côtés de l’Argentine, des Pays-Bas et de la Serbie-et-Monténégro, les Ivoiriens, séduisants sur le terrain, furent éliminés dès leur deuxième match de poule. Pour Henri...