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Koweït L’opposition met en garde le pouvoir contre la corruption

L’opposition koweïtienne a d’ores et déjà mis en garde le pouvoir contre la reconduction dans leurs fonctions de ministres qu’elle accuse de corruption, soulevant ainsi le spectre d’une nouvelle confrontation avec le gouvernement après les élections législatives du 29 juin. «Nous n’accepterons pas un gouvernement incluant des ministres corrompus », a affirmé l’opposant et ex-député Ahmad al-Saadoun lors d’une récente réunion électorale, se gardant bien toutefois de mentionner des noms. Conformément à la loi, le cabinet sortant devra démissionner le jour suivant l’annonce des résultats des élections pour céder la place à un nouveau gouvernement. Cette mise en garde de l’opposition est survenue avec pour toile de fond une campagne électorale tendue, pratiquement totalement centrée sur les allégations de corruption et d’achat de votes, ainsi que sur les exigences de l’opposition de réformer la loi électorale. L’émir du Koweït, Sabah al-Ahmad al-Sabah, a dissous le Parlement et convoqué des élections anticipées le 21 mai, à la suite d’une sévère controverse sur une réduction du nombre des circonscriptions, actuellement de 25. Le gouvernement veut réduire ce nombre à 10, alors que l’opposition exige qu’il soit ramené à 5 au nom de la lutte contre la corruption. Les députés de l’opposition accusent le gouvernement d’avoir délibérément entravé les efforts destinés à empêcher l’achat de voix en réduisant à 5 le nombre de ces circonscriptions. Quarante-sept des 50 membres sortants du Parlement sont de nouveau candidats, dont 28 des 29 députés de l’opposition, qui s’étaient engagés avant la dissolution à appuyer une demande pour que le Premier ministre, cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad al-Sabah, neveu de l’émir, soit interrogé par trois d’entre eux. M. Saadoun, qui fut à trois reprises président du Parlement, a annoncé que s’il était élu, il déposerait une nouvelle requête pour questionner le Premier ministre au cas où le nouveau gouvernement n’accepterait pas de réduire le nombre des circonscriptions à cinq. L’opposition koweïtienne est formée de groupes islamistes, libéraux et nationalistes, qui présentent des candidats dans toutes les circonscriptions. Selon la loi koweïtienne, le Parlement ne peut pas renverser le gouvernement, mais les députés peuvent questionner chaque ministre individuellement et voter pour le chasser de son poste. L’Assemblée peut aussi proclamer son refus de coopérer avec l’ensemble du cabinet. L’émir doit alors décider soit de démettre le cabinet, soit de dissoudre le Parlement. L’opposition, qui est loin d’être unie, présente ces élections comme une véritable bataille entre le bien et le mal. Le nombre d’électeurs inscrits est de 340 000, dont 195 000 femmes, qui participeront pour la première fois à un scrutin national.
L’opposition koweïtienne a d’ores et déjà mis en garde le pouvoir contre la reconduction dans leurs fonctions de ministres qu’elle accuse de corruption, soulevant ainsi le spectre d’une nouvelle confrontation avec le gouvernement après les élections législatives du 29 juin.
«Nous n’accepterons pas un gouvernement incluant des ministres corrompus », a affirmé l’opposant et ex-député Ahmad al-Saadoun lors d’une récente réunion électorale, se gardant bien toutefois de mentionner des noms. Conformément à la loi, le cabinet sortant devra démissionner le jour suivant l’annonce des résultats des élections pour céder la place à un nouveau gouvernement. Cette mise en garde de l’opposition est survenue avec pour toile de fond une campagne électorale tendue, pratiquement totalement centrée sur les...