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Actualités - Chronologie

Michel Eddé : On est désormais au bord du gouffre

Le président de la Ligue maronite, Michel Eddé, a estimé hier que « l’on est désormais au bord du gouffre », reconnaissant que « l’ensemble des musulmans, comme des chrétiens, sont conscients de la gravité de la situation ». Il a également insisté sur l’importance de la poursuite du dialogue, soulignant que la séance de demain, jeudi, devrait être « prépondérante et fondatrice ». L’ancien ministre, qui s’exprimait sur la LBCI, a rappelé que les divergences sont naturelles dans notre société, « puisque nous continuons à payer la facture de trente ans de guerre. Le climat belliqueux reste pourtant de mise, et c’est pour cela qu’il faudrait en finir avec les discours guerriers ; on peut s’opposer sans s’insulter, se blesser ou s’accuser mutuellement de traîtres », a-t-il dit. « Malgré ce qui s’est passé, nous continuons à tenir bon dans le cadre de la coexistence ; la démocratie n’est pas limitée ou dirigée », a souligné Michel Eddé, se demandant sur ce qui « nous empêche de coopérer avec les parties étrangères »... Interrogé sur les armes de la Résistance, le président de la Ligue maronite a rappelé qu’il y a eu des erreurs, et que « ce qui s’est passé à Hay el-Sellom (des incidents entre l’armée et le Hezbollah, il y a près de deux ans) a échappé à tout contrôle. Nous devons être conscients de ce qui se passe et ne pas revenir à 1975 », a-t-il souligné, affirmant que le patriarche Sfeir reste la « référence essentielle » dans ce pays, « pour tous et pas seulement pour la communauté maronite », en référence à la visite d’une délégation du Hezbollah à Bkerké avant-hier. Michel Eddé a d’ailleurs estimé que les récentes attaques du Hezb contre Mgr Sfeir « sont un lapsus commis par celui qui s’était exprimé »...
Le président de la Ligue maronite, Michel Eddé, a estimé hier que « l’on est désormais au bord du gouffre », reconnaissant que « l’ensemble des musulmans, comme des chrétiens, sont conscients de la gravité de la situation ». Il a également insisté sur l’importance de la poursuite du dialogue, soulignant que la séance de demain, jeudi, devrait être « prépondérante et fondatrice ».
L’ancien ministre, qui s’exprimait sur la LBCI, a rappelé que les divergences sont naturelles dans notre société, « puisque nous continuons à payer la facture de trente ans de guerre. Le climat belliqueux reste pourtant de mise, et c’est pour cela qu’il faudrait en finir avec les discours guerriers ; on peut s’opposer sans s’insulter, se blesser ou s’accuser mutuellement de traîtres », a-t-il dit. « Malgré ce qui...