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Aoun condamne les actes de vandalisme et stigmatise l’amplification des incidents

Commentant les émeutes du jeudi soir provoquées par le sketch satirique Basmat Watan, le général Michel Aoun a indiqué que le Hezbollah « a réussi à maîtriser et à circonscrire la situation ». Le chef du CPL a souligné à ce propos avoir demandé au ministre de l’Intérieur qu’un rapport sécuritaire soit établi pour déterminer les responsabilités et empêcher que les incidents ne soient amplifiés, « ce qui a été fait », a-t-il dit. Dans un entretien accordé samedi à la LBC, le député a affirmé que « personne ne saurait tolérer les actes de vandalisme ». Toutefois, a ajouté le général, « il ne faudrait pas s’arrêter au fait en lui-même, car tout incident a ses causes et ses résultats ». À la question de savoir s’il approuvait la réaction exprimée dans la rue par son « allié », le Hezbollah, Michel Aoun a indiqué qu’il s’agit « d’une réaction spontanée suite à un programme qui a visé sayyed Hassan Nasrallah, chose que les protestataires n’ont pas acceptée ». Contestant l’emploi du terme «allié», le chef du CPL a précisé qu’il s’agit plutôt d’une « entente et non d’une alliance. Nous sommes d’accord sur certaines questions et nous divergeons sur d’autres. Preuve en est que le parti chiite participe au gouvernement alors que nous sommes dans l’opposition », a-t-il précisé. Prié de dire s’il a reproché au secrétaire général du Hezb ce qui s’est passé ou si, au contraire, il lui a exprimé sa solidarité au cours du contact téléphonique qu’il a effectué avec lui, M. Aoun a précisé avoir affirmé au leader chiite qu’il « comptait sur sa sagesse pour circonscrire l’affaire ». À ceux parmi les chrétiens qui lui ont reproché de n’avoir pas pris une position ferme face aux débordements, il a répondu qu’aucune forme de liberté d’expression ne saurait se transformer en une agression contre les gens. « Tout le monde a le droit de s’exprimer librement et le droit de contester certaines idées. Nous refusons toutefois que les gens soient agressés. C’est à ce moment-là que doivent intervenir les forces de l’ordre pour contrôler la situation », a-t-il dit. Et de préciser : « En l’absence des autorités, les éléments du Hezbollah qui étaient les premiers à arriver sur les lieux ont tenté de calmer le jeu en attendant les forces de l’ordre. C’est ce que m’a expliqué le parti. Certains ont toutefois essayé d’amplifier les choses en en faisant des interprétations infondées et en se livrant à un jeu politique sale », a expliqué M. Aoun. Et le général d’ajouter qu’il a de tout temps « condamné les excès. Je condamne également le fait que le parti au pouvoir continue d’humilier tout pouvoir hiérarchique. D’ailleurs, j’ai moi-même souffert des médias, et ce dix fois plus que sayyed Nasrallah. Cependant, ma capacité à supporter est probablement supérieure à celle des autres », a-t-il dit en citant notamment le programme La Youmall, diffusé par la FutureTV. S’attaquant, une fois de plus, au Courant du futur qu’il a encore accusé de « monopoliser le pouvoir », le député a repris les propos du député Saad Hariri selon lesquels la « présidence de la République était inexistante », soulignant qu’il pouvait à son tour considérer que « les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire étaient également inexistants ». Pour Michel Aoun, les forces alliées au pouvoir ont certainement « aggravé la situation ». « Nous sommes contre tout acte de vandalisme et toute forme d’agression. Cependant, nous sommes également contre le pouvoir en place car il cherche à éroder certaines positions politiques et les autorités morales au sein de la société. C’est la première fois que nous avons le sentiment que le pouvoir cherche à semer la pagaille. » Le chef du CPL avait auparavant reçu une délégation du Hezbollah à Rabieh regroupant Ghaleb Abou Zaynab et hajj Wafic Safa, tous deux membres du bureau politique. À l’issue de la rencontre, M. Abou Zaynab a indiqué que le Hezbollah « n’était pas derrière ce qui s’est passé. Nous avons simplement essayé de contrôler la situation ». Le responsable chiite, qui a également accusé les forces du 14 Mars d’avoir cherché « à grossir l’affaire en vue de marquer une victoire illusoire », a stigmatisé à son tour les actes de vandalisme. Il a en outre insisté sur la nécessité de fixer des règles « sur la façon de traiter avec les instances politiques et religieuses », préconisant la nécessité de l’adoption d’une loi à cette fin.
Commentant les émeutes du jeudi soir provoquées par le sketch satirique Basmat Watan, le général Michel Aoun a indiqué que le Hezbollah « a réussi à maîtriser et à circonscrire la situation ». Le chef du CPL a souligné à ce propos avoir demandé au ministre de l’Intérieur qu’un rapport sécuritaire soit établi pour déterminer les responsabilités et empêcher que les incidents ne soient amplifiés, « ce qui a été fait », a-t-il dit.
Dans un entretien accordé samedi à la LBC, le député a affirmé que « personne ne saurait tolérer les actes de vandalisme ». Toutefois, a ajouté le général, « il ne faudrait pas s’arrêter au fait en lui-même, car tout incident a ses causes et ses résultats ».
À la question de savoir s’il approuvait la réaction exprimée dans la rue par son « allié », le...