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Actualités - Chronologie

Religion L’Église orthodoxe en exil décide une réunification historique avec Moscou

Après plus de 80 ans d’un schisme consécutif à la révolution bolchevique, l’Église orthodoxe russe à l’étranger a voté une résolution pour se réunifier avec le patriarcat de Moscou, une décision « historique » saluée hier par l’Église-mère. «Nous exprimons à l’unanimité notre volonté de guérir les blessures (nées) de la séparation » entre l’Église orthodoxe russe de Russie et celle qui s’était exilée après la révolution de 1917, souligne le texte voté à la quasi-unanimité jeudi à San Francisco et publié sur le site officiel de l’Église orthodoxe à l’étranger. « Nous espérons (...) que l’unité sera restaurée » au sein de l’Église, poursuit le texte approuvé lors du IVe concile de l’Église orthodoxe à l’étranger. Moins de 5 % des 150 délégués venus d’Amérique du Nord et du Sud, d’Australie, d’Europe et des ex-républiques soviétiques se sont prononcés contre ce texte. L’acte définitif de communion canonique doit être approuvé lors du concile épiscopal qui se déroulera à San Francisco du 15 au 19 mai. L’adoption de la résolution « aura une grande importance pour rétablir l’unité de l’Église et celle du peuple », a commenté de San Francisco le chef de la diaspora orthodoxe, le métropolite Lavr, cité par l’agence Ria Novosti. Le patriarcat de Moscou, qui prônait depuis longtemps une réunification, a salué cette résolution. « C’est un événement historique qui signifie que nous avons spirituellement surmonté la catastrophe que la Russie avait vécue au XXe siècle », à savoir « révolution, guerre civile et persécution de l’Église de la part du pouvoir athée », a déclaré Nikolaï Balachov, secrétaire de la commission du patriarcat de Moscou chargée du dialogue avec l’Église à l’étranger. Selon lui, la résolution permet également de rétablir « les liens économiques entre les deux Églises » qui se disputent la propriété de biens immobiliers à l’étranger. L’Église russe à l’étranger revendique 500 000 fidèles dans plus de 30 pays et possède 300 paroisses en Amérique, en Europe et en Australie. Elle a été créée dans les années 1920 par le clergé ayant fui la Russie bolchevique en même temps que quelque 2,5 millions de personnes. En 1927, le métropolite Serguiï a proclamé la loyauté de l’Église orthodoxe au gouvernement soviétique et a appelé l’Église en exil à coopérer avec le nouveau pouvoir, une proposition qui a conduit cette dernière à rompre les relations avec le patriarcat de Moscou. Les contacts n’ont repris qu’en 2003 avec la visite à Moscou de l’archevêque de Berlin Mark suivie de celle du métropolite Lavr en 2004.

Après plus de 80 ans d’un schisme consécutif à la révolution bolchevique, l’Église orthodoxe russe à l’étranger a voté une résolution pour se réunifier avec le patriarcat de Moscou, une décision « historique » saluée hier par l’Église-mère.

«Nous exprimons à l’unanimité notre volonté de guérir les blessures (nées) de la séparation » entre l’Église orthodoxe russe de Russie et celle qui s’était exilée après la révolution de 1917, souligne le texte voté à la quasi-unanimité jeudi à San Francisco et publié sur le site officiel de l’Église orthodoxe à l’étranger. « Nous espérons (...) que l’unité sera restaurée » au sein de l’Église, poursuit le texte approuvé lors du IVe concile de l’Église orthodoxe à l’étranger. Moins de 5 % des 150 délégués venus...