Koweït
Abrogation d’une loi limitant les rassemblements publics dans l’émirat
le 03 mai 2006 à 00h00
La Cour constitutionnelle du Koweït a abrogé lundi une loi qui a limité les rassemblements publics dans l’émirat pendant près de trois décennies, selon des avocats. La loi sur les rassemblements publics a été abolie par la plus haute cour koweïtienne, a déclaré à l’AFP Najib al-Wagayan, l’avocat de deux Koweïtiens traduits en justice par les autorités en 2004 pour avoir violé cette législation. La loi a été promulguée par décret en 1979 par l’ancien émir, cheikh Jaber al-Ahmad al-Sabah, période durant laquelle le Parlement élu avait été suspendu. Elle imposait aux citoyens d’obtenir l’autorisation préalable des autorités avant d’organiser des rassemblements ou des réunions publics.
Exécution de quatre meurtriers
et d’un trafiquant de drogue
Trois Koweïtiens et un Indien condamnés à mort pour meurtre ainsi qu’un Pakistanais reconnu coupable de trafic de drogue ont été pendus hier au Koweït, ce qui en fait le plus important nombre d’exécutions appliquées en un seul jour dans l’émirat en 16 ans. Le Koweïtien, Farraj al-Roukaïbi, a été condamné à mort pour avoir enlevé, violé et tué une jeune fille pakistanaise, et aussi pour l’enlèvement et le viol d’une jeune fille égyptienne. Un autre Koweïtien, Mohammad al-Chimmari, a été condamné à mort pour le rapt et le viol après sa mort d’une employée de maison asiatique. La domestique, voulant lui échapper, est morte en se jetant de la voiture. Chimmari a alors emmené son corps dans le désert et a violé la victime « qui baignait dans une mare de sang », selon ses propres aveux. Le troisième Koweïtien, Saad al-Moutairi, a été jugé coupable pour avoir tué par balles deux employées de maison asiatiques lorsqu’il s’est introduit dans la maison de leur employeur pour voler.
La Cour constitutionnelle du Koweït a abrogé lundi une loi qui a limité les rassemblements publics dans l’émirat pendant près de trois décennies, selon des avocats. La loi sur les rassemblements publics a été abolie par la plus haute cour koweïtienne, a déclaré à l’AFP Najib al-Wagayan, l’avocat de deux Koweïtiens traduits en justice par les autorités en 2004 pour avoir violé cette législation. La loi a été promulguée par décret en 1979 par l’ancien émir, cheikh Jaber al-Ahmad al-Sabah, période durant laquelle le Parlement élu avait été suspendu. Elle imposait aux citoyens d’obtenir l’autorisation préalable des autorités avant d’organiser des rassemblements ou des réunions publics.
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