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Le face-à-face entre les juges et le régime égyptien se radicalise

Le bras de fer entre le régime égyptien et les juges réformateurs a été marqué par une escalade hier, les magistrats faisant valoir des revendications désormais politiques alors que leurs partisans étaient arrêtés. Après l’audition de deux juges par une commission de discipline, près de 1 000 magistrats se sont réunis au Club des juges au Caire et ont formulé des demandes politiques, alors qu’ils se tenaient jusque-là à la réforme du système judiciaire. Ils ont appelé, dans un communiqué, à « une vie démocratique par le biais d’élections libres permettant une véritable alternance du pouvoir ». Ils ont demandé aussi « l’annulation de toute législation d’exception, y compris l’état d’urgence » et « la liberté de constituer des partis politiques sans aucune restriction ». Avant la réunion, de violents heurts ont opposé la police antiémeutes à des manifestants qui exprimaient leur soutien aux deux juges entendus par une commission de discipline pour avoir dénoncé des cas de fraude aux législatives de 2005. Des milliers de policiers antiémeutes ont été déployés au Caire avant le début de l’audition de Mahmoud Mekki et Hicham al-Bastawissi, qui a ensuite été ajournée au 11 mai. Des accrochages similaires avaient eu lieu lundi. Un juge avait été blessé et 14 membres du mouvement d’opposition Kefaya (Assez) avaient été arrêtés alors qu’ils manifestaient leur soutien aux juges. La police a arrêté par ailleurs à Alexandrie (Nord) 21 membres des Frères musulmans, la principale force d’opposition, qui voulaient se rendre au Caire pour se joindre à la manifestation, selon la confrérie. Chargés de superviser les élections en Égypte, les juges sont devenus le symbole de la campagne proréformes dans le pays. À l’issue de la réunion hier au siège du club, les magistrats ont décidé de poursuivre leur sit-in entamé le 19 avril.

Le bras de fer entre le régime égyptien et les juges réformateurs a été marqué par une escalade hier, les magistrats faisant valoir des revendications désormais politiques alors que leurs partisans étaient arrêtés.
Après l’audition de deux juges par une commission de discipline, près de 1 000 magistrats se sont réunis au Club des juges au Caire et ont formulé des demandes politiques, alors qu’ils se tenaient jusque-là à la réforme du système judiciaire.
Ils ont appelé, dans un communiqué, à « une vie démocratique par le biais d’élections libres permettant une véritable alternance du pouvoir ».
Ils ont demandé aussi « l’annulation de toute législation d’exception, y compris l’état d’urgence » et « la liberté de constituer des partis politiques sans aucune restriction ».
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