Les deux vedettes du printemps, Marseille et Rennes, se retrouvent aujourd’hui au Vélodrome en demi-finale de la Coupe de France de football, pour souscrire à l’espoir d’un palmarès, poussiéreux pour l’un et quasi vierge pour l’autre.
Depuis quelques semaines, les deux formations semblent en effet baigner dans un climat porteur, retrouvant ou découvrant une qualité de jeu qui laisse augurer d’une rencontre de haut vol.
L’OM vient ainsi d’atomiser Nancy (6-0) en championnat, après avoir écarté Lyon (2-1), sur son terrain, en quart de finale, dans un match qui a fait date et qui a montré que les Marseillais, contrairement à la saison passée, savaient tenir en respect les plus grosses cylindrées du championnat.
Une victoire à Nantes en championnat (3-1), certes annulée par la défaite à Monaco (1-0) lors de la 34e journée, a aussi permis d’amorcer le renouveau offensif de l’équipe, longtemps désespérante dans ce registre-là.
Il faut voir là le fruit du travail tactique de l’entraîneur Jean Fernandez, qui a notamment repositionné Ribéry en milieu axial et Cana devant la défense, dans un dispositif demandant plus de sacrifice en défense mais permettant plus de liberté et de marge de manœuvre en attaque, où Maoulida, Pagis et Niang trouvent leur meilleure expression.
Dix fois vainqueur de la Coupe de France (record), l’OM se rapproche donc de son lointain passé. Sa dernière demi-finale remonte à la saison 1995-1996, où Auxerre l’avait emporté (l’OM était en L2). Quant à sa dernière finale, elle sent à la fois la naphtaline et le fait de gloire, puisqu’un triplé de Papin avait donné en 1989 le trophée à l’OM contre Monaco (4-3).
Autant dire que pour un club sans titre depuis 1995 (champion de L2), ramener la Coupe signerait la fin d’une longue traversée du désert. « Cela fait des années que les supporteurs attendent ça... Disons que nous avons peut-être l’avantage aux points, explique Fernandez, avec notre jour de récupération supplémentaire, notre victoire contre Nancy et la défaite de Rennes à Nice (2-1) dimanche. Mais nous restons humbles et ne tombons pas dans le piège de la sous-estimation. Et dès le lendemain du match contre Nancy, nous avons travaillé avec le président » Pape Diouf pour faire retomber l’euphorie.
« Mentalement, on est bien », assure aussi Ribéry, qui se « régale » à son nouveau poste.
Voilà donc les Bretons prévenus. Mais leur remarquable performance des dernières semaines, avec dix victoires de rang toutes compétitions confondues jusqu’à la défaite de Nice, montre la solidité de ce groupe, au jeu parfois spectaculaire et qui a appris à gagner à l’extérieur.
« Psychologiquement, on est capables de rebondir. Je crois qu’on a réussi à faire la part des choses », affirme le défenseur central Grégory Bourillon à propos du revers niçois.
L’international Espoir ne s’étend pas non plus sur les propos polémiques de son coach Laszlo Boloni, qui avait parlé, lors du tirage au sort, de « cinéma marseillais », estimant que les arbitres protégeaient l’OM au Vélodrome.
L’enjeu, il est vrai, se situe bien au-delà de cette provocation verbale : dans toute son histoire, Rennes n’a gagné que deux titres, deux Coupes de France, en 1965 et 1971.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les deux vedettes du printemps, Marseille et Rennes, se retrouvent aujourd’hui au Vélodrome en demi-finale de la Coupe de France de football, pour souscrire à l’espoir d’un palmarès, poussiéreux pour l’un et quasi vierge pour l’autre.
Depuis quelques semaines, les deux formations semblent en effet baigner dans un climat porteur, retrouvant ou découvrant une qualité de jeu qui laisse augurer d’une rencontre de haut vol.
L’OM vient ainsi d’atomiser Nancy (6-0) en championnat, après avoir écarté Lyon (2-1), sur son terrain, en quart de finale, dans un match qui a fait date et qui a montré que les Marseillais, contrairement à la saison passée, savaient tenir en respect les plus grosses cylindrées du championnat.
Une victoire à Nantes en championnat (3-1), certes annulée par la défaite à Monaco (1-0) lors...