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Actualités - Chronologie

Réformes : Hoss et le CPL sceptiques

L’ancien Premier ministre Sélim Hoss et le CPL ont exprimé hier leur scepticisme quant à la volonté du gouvernement d’aller jusqu’au bout de sa décision d’effectuer un audit financier, auprès des personnes morales et publiques dans l’ensemble des institutions de l’État, même s’ils ont applaudi à cette démarche. « Nous nous félicitons de la décision du Conseil des ministres (…) et nous espérons qu’elle constituera un bon début même si nous doutons de la possibilité que l’audit envisagé se poursuive jusqu’au bout, en présence, au pouvoir ou parmi les décideurs locaux, de personnes dont le rôle au cours de la période qui doit faire l’objet d’une enquête suscite de nombreuses interrogations », a indiqué M. Hoss dans une déclaration à la presse, précisant que l’audit commandera la levée de l’immunité de certains responsables actuels et anciens « au cas où elle se poursuivrait ». Rappelant qu’il avait présidé le gouvernement après l’adoption de l’accord de Taëf puis entre 1998 et 2000, l’ancien Premier ministre a indiqué qu’il est prêt à répondre favorablement à toute demande d’enquête qui lui sera adressée au sujet de son mandat. À son tour, M. Abbas Hachem, membre du Bloc parlementaire de la réforme et du changement, a considéré, dans une déclaration à l’agence al-Markaziya, que la décision d’effectuer un audit « constitue de la poudre aux yeux ». « L’objectif n’est sûrement pas de parvenir à des réalisations concrètes car la mentalité politique qui a généré la crise dans laquelle le pays se débat ne peut pas être valable pour trouver une solution », a-t-il dit. Tout en se déclarant en faveur d’une telle initiative, il a insisté sur le fait qu’elle « restera tronquée si elle a été seulement prise dans la perspective de Beyrouth I ou de Paris III ».
L’ancien Premier ministre Sélim Hoss et le CPL ont exprimé hier leur scepticisme quant à la volonté du gouvernement d’aller jusqu’au bout de sa décision d’effectuer un audit financier, auprès des personnes morales et publiques dans l’ensemble des institutions de l’État, même s’ils ont applaudi à cette démarche.
« Nous nous félicitons de la décision du Conseil des ministres (…) et nous espérons qu’elle constituera un bon début même si nous doutons de la possibilité que l’audit envisagé se poursuive jusqu’au bout, en présence, au pouvoir ou parmi les décideurs locaux, de personnes dont le rôle au cours de la période qui doit faire l’objet d’une enquête suscite de nombreuses interrogations », a indiqué M. Hoss dans une déclaration à la presse, précisant que l’audit commandera la...