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Actualités - Chronologie

ITALIE Les réformes économiques s’annoncent ardues

La tâche s’annonce difficile pour le futur gouvernement italien qui devra mener, sans grande marge de manœuvre, des réformes jugées indispensables pour redresser une économie mal en point, ont indiqué hier des analystes. « Les marchés financiers et la communauté internationale accueilleront favorablement le nouveau gouvernement », a affirmé M. Prodi. L’Union de gauche s’est engagée à réduire les charges sociales pour un coût estimé entre 8 et 10 milliards d’euros. L’Italie fait face à une perte de compétitivité de son industrie depuis plusieurs années face à la concurrence des pays à bas coût de main-d’œuvre et connaît une faible croissance depuis cinq ans. Le gouvernement sortant s’est engagé à ramener son déficit public dans les marges prévues par Bruxelles d’ici à 2007 (3 % du PIB) et les investisseurs s’inquiètent du récent alourdissement de la dette publique qui pourrait atteindre 108 % du PIB en 2006. « L’Italie peut-elle freiner ses dépenses publiques et réduire sa dette ? Le nouveau gouvernement devra être particulièrement déterminé pour s’attaquer à ces problèmes, étant donné sa faible majorité et l’hétérogénéité de la coalition » de gauche, estime Giovanni Zanni, de Crédit suisse. Les agences de notation Standard and Poor’s (S&P) et Fitch ont prévenu qu’elles abaisseraient la note de l’Italie, faute de stratégie claire de réduction de la dette par le nouveau pouvoir. SP estime que les programmes des deux coalitions en présence ne font état ni l’un ni l’autre « d’une stratégie cohérente à moyen et long terme pour faire face aux déséquilibres budgétaires structurels du pays ». La perspective d’un gouvernement de technocrates, rejetée par les principaux partis, laisse aussi les analystes sceptiques. « Dans ce cas, le gouvernement devra assurer un projet de budget permettant d’assurer un retour des finances publiques dans les limites fixées par Bruxelles et se poser comme objectif un nombre restreint de réformes institutionnelles », estime l’analyste d’ING. Pour son homologue d’Ixis, en cas d’instabilité institutionnelle, « la prochaine législature pourrait être plus courte que prévu et déboucher sur un renouvellement des leaders politiques, ce qui serait la seule bonne nouvelle ».
La tâche s’annonce difficile pour le futur gouvernement italien qui devra mener, sans grande marge de manœuvre, des réformes jugées indispensables pour redresser une économie mal en point, ont indiqué hier des analystes.
« Les marchés financiers et la communauté internationale accueilleront favorablement le nouveau gouvernement », a affirmé M. Prodi.
L’Union de gauche s’est engagée à réduire les charges sociales pour un coût estimé entre 8 et 10 milliards d’euros.
L’Italie fait face à une perte de compétitivité de son industrie depuis plusieurs années face à la concurrence des pays à bas coût de main-d’œuvre et connaît une faible croissance depuis cinq ans.
Le gouvernement sortant s’est engagé à ramener son déficit public dans les marges prévues par Bruxelles d’ici à 2007 (3 % du PIB) et...