Affaire Plame : Bush avait autorisé
des fuites, affirme Libby
le 07 avril 2006 à 00h00
Le président George W. Bush avait autorisé des fuites à la presse sur l’Irak, a affirmé l’ancien chef de cabinet du vice-président américain Dick Cheney, Lewis Libby, au procureur chargé d’instruire une affaire concernant un agent de la CIA. M. Libby est soupçonné d’avoir divulgué à la presse l’identité d’un agent de la CIA, Valerie Plame, ce qui constitue un crime fédéral aux États-Unis. Ce scandale a fortement terni l’image de l’Administration Bush dans l’opinion publique. M. Libby affirme qu’il a discuté en juillet 2003 avec la journaliste du New York Times, Judith Miller, après avoir parlé avec le vice-président Cheney, peut-on lire dans un document rédigé par le procureur spécial Patrick Fitzgerald. « La participation de l’accusé à une conversation cruciale avec Judith Miller le 8 juillet s’est déroulée seulement après que le vice-président eut dit à l’accusé que le président avait spécifiquement autorisé l’accusé à divulguer certaines informations contenues dans le NIE » (National Intelligence Estimate), qui est un compte-rendu des services de renseignements, selon ce document. La Maison-Blanche aurait autorisé à la mi-2003 Lewis Libby à lâcher à la presse des informations classées secret défense, dans le but de soutenir l’Administration Bush qui avait alors du mal à se justifier sur les causes d’entrée en guerre en Irak. Les détracteurs de l’Administration Bush estiment que M. Libby a délibérément révélé à la presse l’identité de Valerie Plame, afin de discréditer son mari, l’ex-ambassadeur Joseph Wilson, un fervent opposant à la guerre en Irak. M. Wilson mettait alors publiquement en doute la réalité de certaines justifications invoquées par l’Administration Bush pour entrer en guerre. Toutefois, dans le document rédigé par le procureur Fitzgerald, il n’y a pas d’indication que M. Bush ou M. Cheney ont autorisé M. Libby à révéler l’identité de Mme Plame.
Le président George W. Bush avait autorisé des fuites à la presse sur l’Irak, a affirmé l’ancien chef de cabinet du vice-président américain Dick Cheney, Lewis Libby, au procureur chargé d’instruire une affaire concernant un agent de la CIA. M. Libby est soupçonné d’avoir divulgué à la presse l’identité d’un agent de la CIA, Valerie Plame, ce qui constitue un crime fédéral aux États-Unis. Ce scandale a fortement terni l’image de l’Administration Bush dans l’opinion publique. M. Libby affirme qu’il a discuté en juillet 2003 avec la journaliste du New York Times, Judith Miller, après avoir parlé avec le vice-président Cheney, peut-on lire dans un document rédigé par le procureur spécial Patrick Fitzgerald. « La participation de l’accusé à une conversation cruciale avec Judith Miller le 8...
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