L’Allemagne a obtenu hier face aux États-Unis une victoire flatteuse (4-1) qui va faire taire les critiques, mais qui ne résout pas les faiblesses et l’absence de fond de jeu d’une équipe que toute une nation attend dans moins de 3 mois au Mondial 2006 de football.
« Oui, ça fait du bien », estimait hier en une le magazine Kicker, rappelant toutefois en page intérieure que si « le débat concernant Klinsmann est terminé, il reste beaucoup à faire ».
« Klinsi peut sourire », assurait pour sa part le quotidien Bild, affirmant que « la seconde période nous a vraiment fait envie pour le Mondial » et offert une bouffée d’air au sélectionneur Jurgen Klinsmann, sous pression depuis trois semaines.
« Ce n’était pas mal, mais il reste beaucoup de travail », a commenté le gardien Oliver Kahn. « Nous n’allons pas crié “hourra” après cette victoire, a ajouté l’attaquant Miroslav Klose. Il faut que nous puissions jouer 90 minutes comme nous l’avons fait ce soir en seconde période. »
Travail
Car la première mi-temps, après une bonne entame de match, a rappelé aux 64 500 spectateurs le cauchemar de Florence et la raclée subie (4-1) contre l’Italie le 1er mars : une défense fébrile, un milieu statique et sans idée, des attaquants sevrés de ballons exploitables.
Pour Kahn, cette période reflétait un « manque d’assurance après la défaite en Italie », face à un adversaire américain amoindri par six forfaits, et qui se contentait de rester concentré et d’exploiter ses rares occasions. À la pause, les joueurs de la Mannschaft rentraient aux vestiaires sous les huées.
Pour Bild, « nous avons vu la vérité en première période. L’équipe de Klinsmann était incapable de dominer l’équipe réserve des “Ricains”. Il manquait la classe, la confiance en soi et un leader ».
Bastian Schweinsteiger a été la première satisfaction pour Klinsmann. Le jeune international (21 ans), impliqué malgré lui dans un scandale de paris truqués, a fait sauter un premier verrou moins d’une minute après son entrée en jeu d’une frappe sur coup franc passée à travers une forêt de joueurs (46e minute).
Oliver Neuville, vieux briscard de 32 ans, a bénéficié d’une faute défensive pour décocher une reprise de volée victorieuse six minutes après avoir remplacé Gerald Asamoah (73). Un nouvel oubli de la défense américaine a permis à Miroslav Klose, meilleur buteur de Bundesliga, d’aggraver le score (75).
Seul le dernier but allemand, un centre de Klose pour une tête décroisée du capitaine Michael Ballack, a ponctué une action construite depuis les lignes arrière (79).
Le chantier défensif
Côté défense, l’un des chantiers de Klinsmann, rien n’est encore réglé. Per Mertesacker, associé en charnière centrale à Christoph Metzelder, qui suppléait Robert Huth, a encore montré des signes de fébrilité en commettant des fautes inutiles. Arne Friedrich, Philipp Lahm et le milieu défensif Sebastian Kehl ont été plus à leur avantage, mais qu’en sera-t-il devant des adversaires plus mordants ?
En attaque, la déception est encore venue du jeune Lukas Podolski, remplacé à la pause par Schweinsteiger. Quant à Oliver Kahn, il a encore marqué des points face à Jens Lehmann pour la place de n° 1, notamment grâce à une belle détente face à Eddie Johnson (66), et même si sa responsabilité est engagée sur le but de Steven Cherundolo (85).
Cette victoire, grâce à un « coaching » payant, a remonté le moral de l’Allemagne, qui n’avait plus gagné en match international depuis septembre 2005 face à la Chine (1-0). Il ne reste pourtant que deux, voire trois matches avant le 9 juin pour faire de cette équipe une candidate sérieuse au titre de champion du monde.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Allemagne a obtenu hier face aux États-Unis une victoire flatteuse (4-1) qui va faire taire les critiques, mais qui ne résout pas les faiblesses et l’absence de fond de jeu d’une équipe que toute une nation attend dans moins de 3 mois au Mondial 2006 de football.
« Oui, ça fait du bien », estimait hier en une le magazine Kicker, rappelant toutefois en page intérieure que si « le débat concernant Klinsmann est terminé, il reste beaucoup à faire ».
« Klinsi peut sourire », assurait pour sa part le quotidien Bild, affirmant que « la seconde période nous a vraiment fait envie pour le Mondial » et offert une bouffée d’air au sélectionneur Jurgen Klinsmann, sous pression depuis trois semaines.
« Ce n’était pas mal, mais il reste beaucoup de travail », a commenté le gardien Oliver Kahn. « Nous n’allons...