L’Allemagne a besoin d’une victoire claire contre les États-Unis, ce soir à Dortmund, pour oublier la correction subie le 1er mars en Italie (4-1) et se remonter le moral à trois mois de « sa » Coupe du monde de football. Sur les sept confrontations, l’Allemagne mène largement 5 à 2, et reste sur deux victoires sur les Américains, au Mondial 2002 (1-0) et en match de préparation (4-2) à ce Mondial, le 27 mars 2002.
Mais les soucis se sont récemment accumulés pour le sélectionneur allemand Jurgen Klinsmann: l’attaquant Mike Hanke et le milieu Torsten Frings se sont blessés samedi en championnat, le défenseur central de Chelsea, Robert Huth, n’a pas reçu de bon de sortie et le latéral droit Arne Friedrich est incertain. Pire, l’un de ses éléments les plus combatifs, le milieu de terrain Sebastian Deisler, a renoncé au Mondial après une énième blessure au genou droit la semaine dernière.
« C’est bien sûr tout sauf plaisant, mais nous devons tout faire pour en tirer le meilleur », a commenté Klinsmann.
Sans Huth, le sélectionneur doit reconstituer une charnière défensive qui a montré de graves lacunes contre l’Italie. En se passant encore une fois du défenseur de Dortmund, Christian Worns (33 ans, 66 sélections), écarté depuis septembre 2005. Les supporteurs du Borussia devraient profiter de l’avant-match pour soutenir bruyamment leur défenseur dans un stade quasiment plein.
Sereins
« Après la défaite en Italie, il est important d’obtenir un bon résultat, a expliqué Klinsmann. Nous devons apporter au public un match engagé et une victoire claire. » Car la défaite à Florence le 1er mars a laissé des traces. Les relations entre Klinsmann et Franz Beckenbauer, tout-puissant président du Comité d’organisation du Mondial, se sont récemment dégradées. D’autres critiquent l’absence d’ossature de l’équipe après de nombreux essais, ou sa dépendance au rendement irrégulier du meneur de jeu du Bayern, Michael Ballack.
Si ces déboires ne suffisaient pas, voilà que deux nouveaux scandales de paris truqués éclaboussent le football allemand, et un international, Bastian Schweinsteiger. Le milieu du Bayern, âgé de 21 ans, fera partie du groupe qui sera dévoilé aujourd’hui matin. « Il doit se sentir bien et savoir que le reste de l’équipe est derrière lui », a affirmé Klinsmann.
Si l’Allemagne déprime, les Américains, qui joueront dans le groupe E au Mondial, sont sereins. Cinquièmes au classement FIFA (alors que l’Allemagne est 22e), ils restent sur une victoire (1-0) sur la Pologne, autre mondialiste et adversaire de l’Allemagne dans le groupe A. Le sélectionneur Bruce Arena, qui s’appuie sur une majorité de joueurs évoluant aux États-Unis, est toutefois privé du meneur de jeu Mike Donovan (mollet), du défenseur vétéran Frankie Hejduk (adducteurs) et de son buteur en Pologne, Clint Dempsey, sanctionné pour une bagarre. « Nous ne sommes pas les favoris, mais dans un bon jour, nous pouvons battre n’importe qui », estime le gardien Kasey Keller, qui connaît bien ses adversaires du jour pour évoluer à Monchengladbach.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Allemagne a besoin d’une victoire claire contre les États-Unis, ce soir à Dortmund, pour oublier la correction subie le 1er mars en Italie (4-1) et se remonter le moral à trois mois de « sa » Coupe du monde de football. Sur les sept confrontations, l’Allemagne mène largement 5 à 2, et reste sur deux victoires sur les Américains, au Mondial 2002 (1-0) et en match de préparation (4-2) à ce Mondial, le 27 mars 2002.
Mais les soucis se sont récemment accumulés pour le sélectionneur allemand Jurgen Klinsmann: l’attaquant Mike Hanke et le milieu Torsten Frings se sont blessés samedi en championnat, le défenseur central de Chelsea, Robert Huth, n’a pas reçu de bon de sortie et le latéral droit Arne Friedrich est incertain. Pire, l’un de ses éléments les plus combatifs, le milieu de terrain Sebastian Deisler, a...