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Actualités - Chronologie

TUNISIE Une économie performante face aux défis de l’ouverture

Sans grandes ressources naturelles, la Tunisie est devenue en cinquante ans d’indépendance un pays émergent parmi les plus développés du Maghreb, passé prudemment d’un système étatique à l’économie de marché. Au début des années 1980, elle a connu une crise économique et sociale après une régression importante des revenus du pétrole et des matières premières et des troubles sociaux. Pour surmonter la crise, elle adopta en 1986 un programme d’ajustement structurel sur recommandation du Fonds monétaire international (FMI), accélérant les réformes après un accord d’association et de libre-échange signé avec l’Union européenne en 1995. Un vaste programme de libéralisation, avec la privatisation de dizaines d’entreprises publiques (194 depuis 1987) et de modernisation de l’industrie, fut alors lancé. Les réformes ont permis à ce pays de dix millions d’habitants d’enregistrer un taux de croissance annuel moyen de 5 % depuis quinze ans, l’un des plus élevés du Maghreb. Bien que fortement tributaire des aléas climatiques, l’agriculture n’a pas été sacrifiée au profit de l’industrie et permet à la Tunisie d’équilibrer sa balance alimentaire, constituant environ 13,5 % du PIB et occupant un tiers de la population active. Le tissu économique a été diversifié avec l’apparition de nouvelles activités à haute valeur ajoutée, notamment les services qui représentent plus de 56 % du PIB. Avec un record de près de six millions de visiteurs en 2005, le tourisme reste le principal pourvoyeur de devise avec des recettes de 1,6 milliard d’euros en 2005. Officiellement, la pauvreté ne touchait en 2005 que 3,9 % de la population contre 50 % au lendemain de l’indépendance et le taux de couverture sociale a été porté à 89 % fin 2005 contre 54,6 % en 1987. Mais le chômage demeure en tête des préoccupations avec un taux endémique autour de 14 % (officiel), touchant plus de 430 000 d’actifs, notamment les diplômés de l’enseignement supérieur en augmentation constante. Les instances monétaires internationales recommandent un assainissement du secteur bancaire ouvert à la privatisation mais souffrant du « lourd fardeau » des créances douteuses. L’ouverture en 2008 du marché tunisien aux produits manufacturés européens et l’expiration en janvier 2005 des accords multifibres (AMF) exposent la Tunisie à une rude concurrence étrangère et à la perte de milliers d’emplois, notamment dans le secteur textile (50 % des exportations).

Sans grandes ressources naturelles, la Tunisie est devenue en cinquante ans d’indépendance un pays émergent parmi les plus développés du Maghreb, passé prudemment d’un système étatique à l’économie de marché.
Au début des années 1980, elle a connu une crise économique et sociale après une régression importante des revenus du pétrole et des matières premières et des troubles sociaux.
Pour surmonter la crise, elle adopta en 1986 un programme d’ajustement structurel sur recommandation du Fonds monétaire international (FMI), accélérant les réformes après un accord d’association et de libre-échange signé avec l’Union européenne en 1995.
Un vaste programme de libéralisation, avec la privatisation de dizaines d’entreprises publiques (194 depuis 1987) et de modernisation de l’industrie, fut alors...