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ASTRONOMIE La mystérieuse matière sombre reste stable dans le temps

La mystérieuse matière sombre, qui empêche les galaxies de s’éparpiller en millions d’étoiles isolées, était tout aussi présente il y a 6 ou 7 milliards d’années – un moment où l’univers produisait d’énormes quantités de nouveaux astres – qu’aujourd’hui. « C’est une surprise totale, car on aurait pu penser que cette proportion allait évoluer avec les années », soulignait hier François Hammer, l’un des astronomes de l’équipe de l’Observatoire de Paris à l’origine de la découverte. L’univers comporte aujourd’hui dix fois plus d’étoiles qu’il y a 7 milliards d’années, mais le rapport matière stellaire/matière sombre n’aurait pas bougé, selon cette étude à paraître dans le magazine Astronomy and Astrophysics. Le concept de « matière sombre » remonte aux années 60, lorsque les astronomes ont réalisé que les galaxies spirales, comme notre Voie lactée, tournaient sur elles-mêmes beaucoup trop vite par rapport à leur masse. Au bout de quelques tours, toutes leurs étoiles auraient dû être éjectées. Il fallait donc imaginer l’existence d’une masse encore inconnue pour expliquer leur stabilité. Les astronomes s’interrogent toujours sur la nature de cette masse sombre : trous noirs, gaz stellaires, particules « exotiques » encore inconnues... Et sur sa localisation. Les observations des astronomes parisiens ont été permises par un nouvel instrument, baptisé Giraffe, greffé sur l’un des télescopes de l’Observatoire européen austral, sur le site du Paranal (Chili). Cet instrument est composé de minuscules microlentilles assemblées en forme « d’œil de mouche ». Chaque « œil de mouche » découpe une galaxie en plusieurs morceaux et en mesure les vitesses relatives. Giraffe compte 15 de ces « yeux », ce qui a permis de faire autant d’observations en 24 nuits qu’on aurait pu en faire en 240 nuits avec un instrument classique, explique M. Hammer.
La mystérieuse matière sombre, qui empêche les galaxies de s’éparpiller en millions d’étoiles isolées, était tout aussi présente il y a 6 ou 7 milliards d’années – un moment où l’univers produisait d’énormes quantités de nouveaux astres – qu’aujourd’hui. « C’est une surprise totale, car on aurait pu penser que cette proportion allait évoluer avec les années », soulignait hier François Hammer, l’un des astronomes de l’équipe de l’Observatoire de Paris à l’origine de la découverte. L’univers comporte aujourd’hui dix fois plus d’étoiles qu’il y a 7 milliards d’années, mais le rapport matière stellaire/matière sombre n’aurait pas bougé, selon cette étude à paraître dans le magazine Astronomy and Astrophysics.
Le concept de « matière sombre » remonte aux années 60,...