PÉTROLE
Les prix du brut s’effritent en raison d’une offre excédentaire
le 14 mars 2006 à 00h00
Les prix du pétrole s’effritaient hier à la mi-journée, sur un marché toujours tiraillé entre une offre excédentaire et des craintes de perturbation de la production en Iran ou au Nigeria.
À New York, le baril du Light Sweet Crude pour livraison en avril baissait de 17 cents à 59,79 dollars lors des échanges électroniques hier. Il a perdu 6 % de sa valeur la semaine dernière.
Selon les analystes de la maison de courtage Sucden, « les prix devraient rester volatils, reflétant l’anxiété au sujet de possibles perturbations de la production à cause de la confrontation entre l’Iran et les puissances occidentales sur le programme nucléaire (de Téhéran) et de la violence dans le delta riche en pétrole du Nigeria ». « La seule chose qui maintient élevé le prix du pétrole est la menace de pertes de production dans ces deux pays, car le monde n’a actuellement pas assez de capacités de production supplémentaires pour compenser toute perturbation majeure de l’offre », ont-ils souligné.
Cela fait plusieurs semaines que le marché est tiraillé entre un approvisionnement abondant, d’une part, et un contexte géopolitique jugé risqué pour la production, de l’autre. Cela se traduit par de grandes variations quotidiennes des cours.
Le Nigeria et l’Iran produisent à eux deux près de 7 millions de barils par jour (mbj), soit 8 % de l’offre mondiale. Or, les capacités de production restantes s’élèvent à seulement 1,5 mbj actuellement, principalement composées de brut lourd.
L’importance du Nigeria est accrue par le fait qu’il fournit du brut léger et non sulfureux, une qualité plus rentable à traiter que le brut lourd et donc très prisée par les raffineries. Or, une rébellion séparatiste a déjà amputé de 20 % la production du pays et menace de frapper à nouveau les installations pétrolières du delta du Niger (Sud).
Quant à l’Iran, son dossier nucléaire doit être examiné cette semaine par le Conseil de sécurité de l’ONU, ce qui pourrait en théorie déboucher sur des sanctions.
Le ministre iranien de l’Économie, Davoud Danesh-Jaafari, a jugé lundi « improbable » l’application éventuelle de sanctions économiques contre son pays.
Mais malgré ces risques géopolitiques, le marché pétrolier demeure surapprovisionné à l’heure actuelle, ce qui pèse sur les cours. Les stocks de pétrole brut des États-Unis, premier consommateur mondial d’énergie, sont de 10 % au-dessus de leur niveau d’il y a un an et à leur plus haut niveau depuis près de sept ans.
Les prix du pétrole s’effritaient hier à la mi-journée, sur un marché toujours tiraillé entre une offre excédentaire et des craintes de perturbation de la production en Iran ou au Nigeria.
À New York, le baril du Light Sweet Crude pour livraison en avril baissait de 17 cents à 59,79 dollars lors des échanges électroniques hier. Il a perdu 6 % de sa valeur la semaine dernière.
Selon les analystes de la maison de courtage Sucden, « les prix devraient rester volatils, reflétant l’anxiété au sujet de possibles perturbations de la production à cause de la confrontation entre l’Iran et les puissances occidentales sur le programme nucléaire (de Téhéran) et de la violence dans le delta riche en pétrole du Nigeria ». « La seule chose qui maintient élevé le prix du pétrole est la menace de pertes de production dans...
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