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Actualités - Chronologie

Les pétitions anti-Lahoud signées par Safadi et Robert Ghanem

Les pétitions réclamant le départ du président de la République, Émile Lahoud, se multiplient. À part le texte de la pétition du million que font circuler les formations estudiantines affiliées aux forces du 14 Mars auprès des différentes personnalités politiques, les juristes ont désormais leur propre pétition. Les représentants estudiantins ont ainsi rendu visite hier au ministre des Travaux publics et des Transports, le député de Tripoli Mohammad Safadi, qui a signé la première pétition qui porte déjà les signatures d’un grand nombre de députés. « La construction de l’État commence par le respect de la Constitution qui ne doit être modifiée en fonction des intérêts politiques », a déclaré M. Safadi. Rendant hommage à l’action des étudiants dans le cadre de l’intifada de l’indépendance, il a ajouté : « La prorogation du mandat du président de la République n’a pas été le résultat d’une volonté libanaise indépendante (...). Ce qui est important aujourd’hui, c’est de redonner à la présidence son prestige, et de choisir un président qui symbolise vraiment l’unité des Libanais et qui soit un arbitre entre les institutions. » Concernant la conférence de dialogue, M. Safadi a estimé que « quelle que soit l’ampleur des clivages politiques entre les participants, la solution ne peut venir qu’à travers le dialogue ». « Les Libanais demanderont des comptes à toute partie qui torpillera le dialogue », a-t-il ajouté. De son côté, le député de la Békaa-Ouest, Robert Ghanem, a reçu une délégation de juristes qui lui ont présenté leur pétition demandant la destitution de M. Lahoud. Abordant lui aussi la question du dialogue, il a déclaré : « Nous espérons que les participants y entreront en tant qu’individus et en sortiront dans un partenariat qui pourra sauver le pays. » Et de poursuivre : « Ces pétitions que nous signons n’ont aucun caractère personnel, mais concernent l’intérêt du Liban. Je pense que la mission du président ne consiste pas à signer des décrets ou des lois. Il est le symbole de l’unité de la patrie, et le protecteur de la Constitution. » Enfin, M. Ghanem a reconnu que les pétitions n’ont aucune portée constitutionnelle qui puisse aboutir à un résultat, tout en estimant qu’elles font partie des moyens démocratiques qui permettent aux gens de s’exprimer.

Les pétitions réclamant le départ du président de la République, Émile Lahoud, se multiplient. À part le texte de la pétition du million que font circuler les formations estudiantines affiliées aux forces du 14 Mars auprès des différentes personnalités politiques, les juristes ont désormais leur propre pétition.
Les représentants estudiantins ont ainsi rendu visite hier au ministre des Travaux publics et des Transports, le député de Tripoli Mohammad Safadi, qui a signé la première pétition qui porte déjà les signatures d’un grand nombre de députés. « La construction de l’État commence par le respect de la Constitution qui ne doit être modifiée en fonction des intérêts politiques », a déclaré M. Safadi. Rendant hommage à l’action des étudiants dans le cadre de l’intifada de l’indépendance,...