Marché de l’immobilier
Monnot, des changements à l’horizon
le 09 mars 2006 à 00h00
Destination à la mode des noctambules beyrouthins au début des années 2000, à l’époque où Gemmayzé somnolait et le centre-ville commençait tout juste à émerger, le quartier Monnot est entré depuis quelque temps dans une période de transition. Alors que le secteur de la restauration y est en perte de vitesse, il n’est pas à exclure, à l’avenir, que le résidentiel vienne progressivement s’imposer. Un juste retour des choses en quelque sorte.
La multiplication des fermetures de bars et des emplacements vacants, les changements d’enseignes à répétition, la baisse des loyers, l’apparition de boutiques d’accessoires et d’habillement en remplacement des débits de boissons traduisent inexorablement des mutations dans le quartier Monnot.
La rue du même nom tend à se scinder en deux. La partie sud autour de l’enseigne Julia’s s’identifie par ses restaurants haut de gamme (Le Relais de l’Entrecôte, Claudia’s, Abdel Wahab) fréquentés par une clientèle mature. La partie nord, avec son impasse où se concentrent une dizaine de pubs, attire plus spécialement une clientèle plus jeune. Entre ces deux entités qui gardent un certain dynamisme, le paysage est plus contrasté. Les mutations observées actuellement peuvent s’expliquer par le développement spectaculaire de la rue de Damas et le boom surréaliste du quartier Gemmayzé. Dans ces conditions, Monnot est prêt à tourner la page.
Ce constat coïncide avec un regain d’intérêt des investisseurs pour le secteur résidentiel dans le quartier.
CGI (Conseil & Gestion Immobilière) a été la première société à croire au potentiel de Monnot. Situé sur une parcelle de 1 800 m2, son projet intitulé Hugo 43 est constitué d’une tour de 20 étages comportant 35 appartements dont la majorité varie de 300 à 400 m2. Aujourd’hui, les prix s’échelonnent de 1 600 à 3 000 dollars le m2. C’est 20 % de plus que les premières transactions commencées en 2004. Alors que la phase de construction vient de commencer, le taux d’occupation est déjà supérieur à 50 %. Les clients sont, comme souvent, des locaux et des expatriés.
L’initiative du CGI a encouragé d’autres promoteurs à investir dans la région. Plusieurs transactions ont eu lieu dernièrement. Certaines sociétés immobilières connues sur le marché ont déjà fait leurs emplettes. La construction d’un nouveau projet vient de commencer rue Victor Hugo. Alors que les bonnes parcelles se font de plus en plus rares ou atteignent des sommets à Furn el-Hayek, Monnot peut séduire des investisseurs convaincus de l’avenir du quartier. Le prix des terrains de 2 000 à 2 500 dollars le m2 est un atout incontestable. Plusieurs parcelles sont actuellement à la vente. La proximité du centre-ville et une accessibilité facile sont des éléments positifs. Le taux d’exploitation (zone 2) est avantageux et permet des constructions élevées qui, en façade nord, surplombent le centre-ville et offrent des vues dégagées. La présence d’anciennes bâtisses et d’immeubles de caractère donne également un réel charme au quartier, une spécificité idéale pour satisfaire les amoureux des belles pierres qui n’ont pas trouvé leur bonheur à Gemmayzé ou ailleurs.
En coopération avec RAMCO
01/349910
Destination à la mode des noctambules beyrouthins au début des années 2000, à l’époque où Gemmayzé somnolait et le centre-ville commençait tout juste à émerger, le quartier Monnot est entré depuis quelque temps dans une période de transition. Alors que le secteur de la restauration y est en perte de vitesse, il n’est pas à exclure, à l’avenir, que le résidentiel vienne progressivement s’imposer. Un juste retour des choses en quelque sorte.
La multiplication des fermetures de bars et des emplacements vacants, les changements d’enseignes à répétition, la baisse des loyers, l’apparition de boutiques d’accessoires et d’habillement en remplacement des débits de boissons traduisent inexorablement des mutations dans le quartier Monnot.
La rue du même nom tend à se scinder en deux. La partie sud autour de...
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