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CROISSANCE L’OCDE met en garde les Banques centrales, malgré une reprise attendue

La croissance devrait accélérer au premier semestre dans les principaux pays industrialisés, en particulier en zone euro et aux États-Unis, a estimé hier l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), tout en appelant les Banques centrales à la prudence dans leurs politiques de relèvement des taux. Pour l’ensemble des pays du G7 (États-Unis, Allemagne, France, Japon, Allemagne, Royaume-Uni et Italie), l’OCDE table sur un taux de croissance de 0,8 % au premier trimestre 2006, puis de 0,7 % au deuxième trimestre, après un ralentissement au dernier trimestre 2005 (+0,4 %), a déclaré son chef économiste Jean-Philippe Cotis. « L’élan économique des deux côtés de l’Atlantique a faibli de manière assez surprenante fin 2005 mais a à présent retrouvé sa vigueur », a-t-il jugé lors d’une conférence de presse. Concernant la zone euro, pour le premier trimestre en cours et le deuxième trimestre, l’OCDE, qui regroupe les 30 principaux pays industrialisés, table sur un taux de croissance de 0,6 %, après seulement 0,3 % au dernier trimestre 2005. En France seule, l’OCDE s’attend à une assez nette accélération de la croissance, avec un taux de 0,5 % aux premier et deuxième trimestres, après seulement 0,2 % au dernier trimestre 2005. Malgré cela, l’Organisation a appelé la Banque centrale européenne à faire très attention avant de renchérir de nouveau le coût du crédit. Selon M. Cotis, une poursuite des resserrements monétaires de la BCE, qui a par deux fois relevé ses taux depuis décembre, devra être « justifiée par des signes sans ambiguïté » d’amélioration de la croissance et « de montée des tensions inflationnistes sous-jacentes ». « La balance des risques (inflationnistes) semble assez équilibrée », car la baisse des prix des produits importés en zone euro tend à « compenser » l’impact du renchérissement des prix énergétiques sur le reste de l’économie, a fait valoir l’économiste. Pour leur part, les États-Unis devraient enregistrer un taux de croissance de 1,1 % au premier trimestre, par rapport au précédent, puis de 0,9 % au deuxième, après un taux de seulement 0,4 % au dernier trimestre 2005. L’OCDE juge possible un nouveau resserrement monétaire dans la première économie mondiale, où le principal taux directeur de la Réserve fédérale (Fed) est aujourd’hui à 4,50 %, après 14 relèvements consécutifs depuis juin 2004. « Il pourrait y avoir une justification pour un nouveau resserrement limité », en fonction de l’évolution de l’activité économique et des prix, a déclaré M. Cotis. Enfin, dans le cas du Japon, malgré le retour de la croissance, qui devrait s’établir à 1,1 % au premier trimestre, puis à 0,9 % au deuxième, l’OCDE exhorte la Banque du Japon à la patience. « Il faut attendre encore un peu avant de relever les taux à court terme », même si « on y est presque » dans ce pays, a dit M. Cotis, alors que la Banque du Japon semble se diriger vers un resserrement de sa politique monétaire après huit ans de déflation. Les taux directeurs au jour le jour sont actuellement à zéro au Japon. Et la Banque centrale pourrait accomplir dès jeudi le premier pas vers un relèvement historique des taux, en commençant à réduire l’énorme offre de liquidités dont elle inonde les banques depuis cinq ans. Malgré l’optimisme de l’OCDE quant aux perspectives de croissance, son chef économiste a pointé du doigt certaines incertitudes, à commencer par les prix élevés du pétrole qui constituent une « épée de Damoclès » et « un risque important ». Les prix élevés de l’immobilier dans certains pays, avec le risque de formation de bulle, en constituent un autre.
La croissance devrait accélérer au premier semestre dans les principaux pays industrialisés, en particulier en zone euro et aux États-Unis, a estimé hier l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), tout en appelant les Banques centrales à la prudence dans leurs politiques de relèvement des taux.
Pour l’ensemble des pays du G7 (États-Unis, Allemagne, France, Japon, Allemagne, Royaume-Uni et Italie), l’OCDE table sur un taux de croissance de 0,8 % au premier trimestre 2006, puis de 0,7 % au deuxième trimestre, après un ralentissement au dernier trimestre 2005 (+0,4 %), a déclaré son chef économiste Jean-Philippe Cotis.
« L’élan économique des deux côtés de l’Atlantique a faibli de manière assez surprenante fin 2005 mais a à présent retrouvé sa vigueur », a-t-il jugé lors...