Rechercher
Rechercher

Actualités

PÉTROLE Les meneurs de l’OPEP disposés à maintenir la production de brut

Les pays les plus influents de l’OPEP, Arabie saoudite et Iran, se sont prononcés hier pour un maintien de la production du cartel, jugeant inappropriée une baisse dans un contexte de vives tensions autour du dossier nucléaire iranien et de cours toujours élevés. Un jour avant une réunion ordinaire de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) demain à Vienne, le ministre saoudien du Pétrole et chef de file du cartel, Ali al-Nouaïmi, s’est dit opposé à une réduction de son plafond de production, actuellement fixé à 28 millions de barils par jour. « J’estime inapproprié de dire que nous devons réduire la production », a-t-il déclaré. Selon lui, si les cours demeurent haut perchés en dépit d’un bon équilibre entre l’offre et la demande, c’est à cause des craintes de perturbation dans l’approvisionnement mondial et des troubles dans certains pays producteurs. Le Nigeria est actuellement en proie à une rébellion qui handicape fortement sa production, de même que l’Irak. Dans ces circonstances, réduire la production risquerait de « lancer des signaux au marché, qui feraient grimper les prix plus haut qu’ils ne le sont actuellement », a remarqué M. al-Nouaïmi. Le Koweït a exprimé des vues similaires. « Je pense qu’à cause du prix (élevé du pétrole), nous devons maintenir notre production. Je pense que les prix sont toujours élevés. C’est pourquoi nous devons aider les prix à se stabiliser », a déclaré hier son ministre de l’Énergie, cheikh Ahmad Fahd al-Sabah. Le cartel diminue traditionnellement sa production au printemps pour s’adapter à la moindre demande qui suit la fin de l’hiver dans l’hémisphère Nord, et empêcher ainsi les cours de chuter si le marché venait à être surapprovisionné. Mais le Venezuela, partisan déclaré d’une baisse située entre « 500 000 et un million » de barils par jour des quotas, apparaît cette fois bien isolé. D’autant que la réunion de l’OPEP coïncide pour la deuxième fois consécutive avec celle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Celle-ci a commencé hier à examiner le dernier rapport sur les inspections des sites nucléaires de l’Iran. Ce dossier est suivi de très près par les marchés pétroliers, car l’Iran, quatrième producteur mondial de brut et gros fournisseur de l’Occident et de l’Asie, a laissé entendre dimanche qu’il pourrait utiliser l’arme du pétrole si la communauté internationale accentuait les pressions à son encontre. Son représentant à l’OPEP, Hossein Kazempour Ardebili, s’est toutefois voulu rassurant hier, insistant sur le fait que son pays, deuxième producteur de l’OPEP, resterait un fournisseur de pétrole fiable. « En général, la République islamique d’Iran est toujours restée une source stable de fourniture d’énergie au monde et l’une des principales sources d’approvisionnement en pétrole au monde par le biais de l’OPEP », a-t-il déclaré. Il a lui aussi souligné que « les membres de l’OPEP doutent d’une réduction de la production, avec ce niveau de prix ». Ces déclarations ont contribué à apaiser les marchés, où les cours du brut reculaient sensiblement hier, après plusieurs jours de forte hausse la semaine dernière. Demain, les ministres pourraient une nouvelle fois se contenter de repousser la question à une date ultérieure. Le président de l’OPEP, le Nigérian Edmund Daukoru, a jugé hier « probable » qu’une réunion informelle ait lieu en marge du forum consommateurs/producteurs prévu les 22-24 avril à Doha.

Les pays les plus influents de l’OPEP, Arabie saoudite et Iran, se sont prononcés hier pour un maintien de la production du cartel, jugeant inappropriée une baisse dans un contexte de vives tensions autour du dossier nucléaire iranien et de cours toujours élevés.
Un jour avant une réunion ordinaire de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) demain à Vienne, le ministre saoudien du Pétrole et chef de file du cartel, Ali al-Nouaïmi, s’est dit opposé à une réduction de son plafond de production, actuellement fixé à 28 millions de barils par jour.
« J’estime inapproprié de dire que nous devons réduire la production », a-t-il déclaré. Selon lui, si les cours demeurent haut perchés en dépit d’un bon équilibre entre l’offre et la demande, c’est à cause des craintes de perturbation dans...