Les industriels turcs du textile et de la confection, une secteur longtemps qualifié de « locomotive » de l’économie nationale, ont réclamé la semaine dernière une aide gouvernementale d’urgence pour sauver leur industrie, mise à mal selon eux par la concurrence asiatique. « Entre octobre 2003 et la fin 2005, près de 19 000 ateliers ont fermé, de grandes fabriques ont arrêté leur activité et un million de personnes sont restées sans emploi (...) Nos ateliers coulent, ne restez pas spectateur », affirmait la missive adressée au Premier ministre, citée par l’agence de presse Anatolie. Les principaux représentants du secteur avaient présenté au chef de gouvernement un rapport l’appelant à abaisser drastiquement les charges sociales – comptant pour 43 % des coûts salariaux, contre 20 % en moyenne dans l’OCDE – et les taxes sur l’énergie, ainsi qu’à dévaluer la livre turque, dont le renchérissement depuis plus d’un an pénalise les exportations. S’ils ne sont pas catastrophiques, les chiffres officiels confirment les difficultés des textiles turcs à l’exportation. Alors que les exportations turques ont progressé dans leur ensemble de 11,4 % sur les 12 derniers mois, à 73,8 milliards de dollars, celles de la confection ont stagné à +2 % (à 13,5 milliards de dollars) et celles du textile ont atteint un petit +5,6 % (à 4,9 milliards de dollars). Dans le même temps, le principal concurrent des ateliers anatoliens, la Chine, multiplie les records, avec une croissance de ses exportations de 118,9 % entre 2001 et 2005 (à 116 milliards de dollars en 2005), dopée par l’abolition le 1er janvier 2005 du système des quotas.
Les industriels turcs du textile et de la confection, une secteur longtemps qualifié de « locomotive » de l’économie nationale, ont réclamé la semaine dernière une aide gouvernementale d’urgence pour sauver leur industrie, mise à mal selon eux par la concurrence asiatique. « Entre octobre 2003 et la fin 2005, près de 19 000 ateliers ont fermé, de grandes fabriques ont arrêté leur activité et un million de personnes sont restées sans emploi (...) Nos ateliers coulent, ne restez pas spectateur », affirmait la missive adressée au Premier ministre, citée par l’agence de presse Anatolie. Les principaux représentants du secteur avaient présenté au chef de gouvernement un rapport l’appelant à abaisser drastiquement les charges sociales – comptant pour 43 % des coûts salariaux, contre 20 % en moyenne dans...
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