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Actualités - Chronologie

Livni désavouée pour avoir déclaré Abbas « hors jeu »

Le gouvernement israélien a désavoué hier sa ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni pour avoir qualifié le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas de « hors jeu ». « Nous ne considérerons pas Abou Mazen comme “hors jeu”. C’est une expression inappropriée », a ainsi affirmé un important responsable de la présidence du Conseil à Jérusalem, qui a requis l’anonymat. « Il n’est pas judicieux pour l’heure de critiquer Abou Mazen, alors que le monde entier, y compris les États-Unis, est de cet avis », a-t-il ajouté. Les propos de la ministre des Affaires étrangères ont suscité une polémique en Israël. Le numéro deux du parti Kadima, dont Mme Livni est membre, Shimon Peres, s’est immédiatement démarqué de ses déclarations. « Israël doit continuer de parler avec Abbas puisqu’il est responsable des contacts avec Israël et de la politique étrangère des Palestiniens », a-t-il dit. « Affaiblir Abbas serait une grave erreur. Cela reviendrait à prendre le risque de se priver d’une carte maîtresse car le président de l’Autorité palestinienne a des pouvoirs importants », a renchéri le député travailliste Yitzhak Herzog. « Abbas est en mesure de conclure un accord de paix avec Israël et le soumettre ensuite à référendum, et le Hamas ne pourrait pas s’y opposer », a ajouté Yossi Beilin, chef du parti de gauche laïque Meretz. Par ailleurs, Abbas a déclaré hier qu’il n’avait pas l’intention de démissionner si l’arrivée du Hamas au gouvernement l’empêchait de poursuivre son objectif de paix avec Israël. Il démentait ainsi des propos que lui a prêtés dimanche la chaîne de télévision britannique ITV1, qui a diffusé une interview du président palestinien.
Le gouvernement israélien a désavoué hier sa ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni pour avoir qualifié le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas de « hors jeu ».
« Nous ne considérerons pas Abou Mazen comme “hors jeu”. C’est une expression inappropriée », a ainsi affirmé un important responsable de la présidence du Conseil à Jérusalem, qui a requis l’anonymat. « Il n’est pas judicieux pour l’heure de critiquer Abou Mazen, alors que le monde entier, y compris les États-Unis, est de cet avis », a-t-il ajouté. Les propos de la ministre des Affaires étrangères ont suscité une polémique en Israël. Le numéro deux du parti Kadima, dont Mme Livni est membre, Shimon Peres, s’est immédiatement démarqué de ses déclarations. « Israël doit continuer de parler avec Abbas puisqu’il est responsable...