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Les diamants Morgi et Kofi offrent l’or à leur pays

Thomas Morgenstern et Andreas Kofler, diamants bruts devenus en l’espace d’une semaine olympique valeurs sûres et précieuses du saut à skis, ont offert hier pour la première fois de son histoire l’or olympique à l’Autriche dans le concours par équipes. « Morgi » et « Kofi » ont pris leurs habitudes sur le grand tremplin de Pragelato. Ils y ont régulièrement sauté à plus de 130 mètres, cueilli les plus beaux titres de leur jeune carrière et troqué définitivement leurs habits de grands espoirs pour ceux de messieurs de la discipline. « Ils ont longtemps été décrits comme des surdoués, mais ces jeux ont montré qu’ils étaient de vrais compétiteurs : il n’y a pas de secret, sinon le travail, le travail et le travail », affirme l’entraîneur de la Wunderteam, Alexander Pointner. « À la différence de certains qui, dès leurs premiers succès, s’arrêtent de travailler, quelqu’un comme Morgi qui a remporté sa première Coupe du monde à 16 ans n’a jamais arrêté de travailler », poursuit Pointner. Si le concours par équipes se dispute avec quatre compétiteurs par nation, ce sont bien Morgenstern, 19 ans et deux titres pour ses premiers JO (par équipes et grand tremplin), et Kofler, 21 ans (or par équipes, argent sur grand tremplin), qui ont fait la différence. Leurs coéquipiers Andreas Widholzl et Martin Koch ont fait plus que limiter les dégâts, mais Morgenstern et Kofler ont assommé respectivement avec des sauts de 129 et 140,5 m et de 133,5 et 130 m la concurrence. Les deux joyaux autrichiens affichent une décontraction à toute épreuve : à peine ses skis rangés, Kofler jouait au photographe amateur en coulisses, alors que Norvégiens et Finlandais pouvaient toujours s’emparer de l’or. Sans aucune morgue mais avec une confiance énorme l’un dans l’autre. Compagnons de chambre dans leur résidence olympique, amis dans la vie, « Morgi » et « Kofi » parlent d’ailleurs d’une même voix pour évoquer le « plaisir énorme » qu’ils ont pris durant « ce concours très cool ». Même quand le Norvégien Lars Bystul, champion olympique sur petit tremplin et 3e sur grand tremplin, a bondi à 135,5 m dans la deuxième manche et refait une partie du retard de la Norvège sur l’Autriche. Même lorsqu’un autre Norvégien, Roar Ljukelsoey, établit un nouveau record du tremplin avec un effort prodigieux à 141 m. « Avant même mon dernier saut, je savais qu’on allait gagner », affirme Morgenstern, qui fanfaronne en conférence de presse devant des Finlandais, médaille d’argent comme à Salt Lake City, et les Norvégiens. Avant de se concentrer sur leur dernière épreuve. « Organiser une fête du tonnerre », lancent-ils d’une même voix. La chambre la plus médaillée des JO de Turin n’est pas prête de dormir.
Thomas Morgenstern et Andreas Kofler, diamants bruts devenus en l’espace d’une semaine olympique valeurs sûres et précieuses du saut à skis, ont offert hier pour la première fois de son histoire l’or olympique à l’Autriche dans le concours par équipes.
« Morgi » et « Kofi » ont pris leurs habitudes sur le grand tremplin de Pragelato. Ils y ont régulièrement sauté à plus de 130 mètres, cueilli les plus beaux titres de leur jeune carrière et troqué définitivement leurs habits de grands espoirs pour ceux de messieurs de la discipline.
« Ils ont longtemps été décrits comme des surdoués, mais ces jeux ont montré qu’ils étaient de vrais compétiteurs : il n’y a pas de secret, sinon le travail, le travail et le travail », affirme l’entraîneur de la Wunderteam, Alexander Pointner. « À la différence...