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Chenal « explose » grâce à une aide venue de l’au-delà

Le réservé Joël Chenal a « explosé » hier à Sestrière pour obtenir la médaille d’argent du géant olympique entre les Autrichiens Benjamin Raich (or) et Hermann Maier (bronze), grâce à l’aide venue de l’au-delà de son entraîneur Severino Bottero, décédé en janvier. « On dit toujours que “Jo” manque de punch, mais aujourd’hui, il a tout pulvérisé, lance le chef de l’équipe de France de ski alpin messieurs, Gilles Brenier. Ce que Jo a fait est phénoménal ! » À 32 ans, Chenal est l’aîné de l’équipe de France de ski alpin, et certains, y compris au sein des Tricolores, lui reprochent un manque de « fun » et voudraient le voir plus souvent jouer les leaders compte tenu de son expérience. « Joël est réservé, mais ce n’est pas pour ça qu’il se laisse marcher sur les pieds », le défend son coéquipier Thomas Fanara, 24 ans. Chenal a apporté sa plus belle preuve de caractère hier sur le « difficile », selon les skieurs, tracé de Sestrière en trouvant les réserves et la force mentale d’aller chercher une médaille qui lui tendait les bras après la première manche, mais que Maier convoitait. « Cela me tenait à cœur de sortir une bonne première manche car je fais souvent de bonnes secondes manches », explique-t-il. Avant-dernier à s’élancer dans la seconde manche après avoir vu la superbe performance de Herminator, le skieur de La Rosière (Savoie) a su « rester calme » et se laisser « une marge pour ne pas prendre de risques insensés ». Danse ethnique Et dans l’aire d’arrivée, évidemment, pas de danse ethnique ou de démonstration exubérante, mais deux bras levés bien haut vers le ciel. « Il était dans le même état d’esprit qu’Antoine Dénériaz (médaillé d’or en descente), même si c’est pour des raisons différentes », souligne Brenier. En effet, Chenal, dont le seul succès en Coupe du monde remonte au géant d’Alta Badia... en 1999, était mû hier par une force venue d’ailleurs, de l’au-delà. « C’est lui (Bottero) qui me l’a donnée », cette force, assure-t-il. « Seve y est pour beaucoup dans cette deuxième place... j’y suis allé avec le cœur ! » explique le skieur avant de réprimer une larme. Car non seulement il a obtenu une médaille d’argent olympique, mais il s’est également glissé pour quelques centièmes de seconde entre la jeune garde et la légende du ski autrichien Raich (28 ans le 28 février) et Maier (33 ans). « Je suis très fier d’être entre les deux, d’être sur le podium avec la “grosse Mannschaft” (la grande équipe) », reconnaît d’ailleurs Chenal. « C’est un grand honneur d’être entre la classe montante du ski autrichien et la légende Maier », ajoute-t-il, « superheureux ». Au fond de lui-même, il y croyait, à cette médaille. « Mais je ne voulais pas y penser », précise-t-il, voyant dans ce résultat « le plus bel hommage » qu’il pouvait rendre à Bottero. Pour les « géantistes » français, « soudés » par la disparition de leur mentor italien en janvier dans un accident de la route, selon Brenier, la médaille de Chenal « comble » les déceptions de Raphaël Burtin (21e), Gauthier de Tessières et Thomas Fanara, qui ont abandonné. « Quand l’un réussit, c’est pour tout le groupe, assure Fanara. C’est Joël qui brille aujourd’hui, nous sommes tous contents. »
Le réservé Joël Chenal a « explosé » hier à Sestrière pour obtenir la médaille d’argent du géant olympique entre les Autrichiens Benjamin Raich (or) et Hermann Maier (bronze), grâce à l’aide venue de l’au-delà de son entraîneur Severino Bottero, décédé en janvier.
« On dit toujours que “Jo” manque de punch, mais aujourd’hui, il a tout pulvérisé, lance le chef de l’équipe de France de ski alpin messieurs, Gilles Brenier. Ce que Jo a fait est phénoménal ! »
À 32 ans, Chenal est l’aîné de l’équipe de France de ski alpin, et certains, y compris au sein des Tricolores, lui reprochent un manque de « fun » et voudraient le voir plus souvent jouer les leaders compte tenu de son expérience.
« Joël est réservé, mais ce n’est pas pour ça qu’il se laisse marcher sur les pieds », le...