L’Armée des clowns redonne des couleurs au militantisme
le 14 février 2006 à 00h00
Inspirée de l’Armée des clowns britannique, un groupe anticapitaliste, la Brigade activiste des clowns (BAC), un pied de nez à la Brigade anticriminalité, a vu le jour en avril 2005 en France.
Ils se refusent à donner leur nombre exact, mais pour chaque manifestation, ils se retrouvent à 20 ou 30.
L’idée, raconte le clown Quick, l’un des fondateurs, consistait à créer « un groupe d’action politique qui pratique la désobéissance civile, c’est-à-dire un type de militantisme qui implique une action directe non violente, en utilisant les techniques du clown, en utilisant le ressort de l’humour ».
La BAC rassemble « globalement des personnes de sensibilité plus ou moins proches des mouvements altermondialistes », ajoute Quick, journaliste.
Elle est née de « deux groupes qui se sont rencontrés : les altermondialistes et les antipub », précise le clown « Louni », scénographe.
« La plupart des actions viennent d’une sorte de “brainstorming”, généralement c’est lié à l’actualité, indique Louni. Ça se construit vraiment en marchant. »
Quick relève l’importance de « la dimension critique du militantisme tel qu’on l’a expérimenté jusque-là : critique du fonctionnement trop vertical de beaucoup des associations, sans même parler des partis politiques et des syndicats, de cette espèce d’injonction à la tristesse et à l’austérité qu’on trouve dans beaucoup d’organisations politiques ».
« Dans le militantisme classique, on perd la plupart du temps, c’est-à-dire qu’on fait de grosses manifs, on fait des actions, et on repart avec l’idée qu’en fait on a perdu », approuve le clown Jojo, physicien, très impliqué dans le mouvement des chercheurs.
Inspirée de l’Armée des clowns britannique, un groupe anticapitaliste, la Brigade activiste des clowns (BAC), un pied de nez à la Brigade anticriminalité, a vu le jour en avril 2005 en France.
Ils se refusent à donner leur nombre exact, mais pour chaque manifestation, ils se retrouvent à 20 ou 30.
L’idée, raconte le clown Quick, l’un des fondateurs, consistait à créer « un groupe d’action politique qui pratique la désobéissance civile, c’est-à-dire un type de militantisme qui implique une action directe non violente, en utilisant les techniques du clown, en utilisant le ressort de l’humour ».
La BAC rassemble « globalement des personnes de sensibilité plus ou moins proches des mouvements altermondialistes », ajoute Quick, journaliste.
Elle est née de « deux groupes qui se sont rencontrés : les...
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