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Koweït Les islamistes renforcent leur présence dans le nouveau cabinet

Le nouvel émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, a approuvé jeudi par décret un nouveau gouvernement composé de 16 ministres, dont trois islamistes, et marqué par le départ de deux libéraux. L’annonce du nouveau cabinet, le 22e depuis l’indépendance en 1961, survient deux jours après que l’émir eut désigné son neveu, cheikh Nasser, pour former le gouvernement. L’émir a également proposé son demi-frère, l’ancien ministre de l’Intérieur cheikh Nawaf al-Ahmad al-Sabah, comme prince héritier, maintenant la séparation des fonctions de Premier ministre et de prince héritier, scindées pour la première fois en juillet 2003, une mesure bien accueillie par les Koweïtiens. Le Parlement doit encore approuver cette proposition pour qu’elle soit effective. Six membres du nouveau cabinet appartiennent à la famille régnante des al-Sabah, dont le Premier ministre, cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad al-Sabah. La famille conserve en outre les ministères-clés. Cheikh Jaber al-Moubarak al-Sabah, vice-Premier ministre et ministre de la Défense dans le cabinet sortant, a été promu premier vice-Premier ministre, ministre de la Défense et de l’Intérieur. Le ministre des Affaires étrangères, cheikh Mohammad al-Sabah, reconduit dans ses fonctions, est devenu aussi vice-Premier ministre. Cheikh Ahmad Fahd al-Sabah, un autre neveu de l’émir, reste ministre de l’Énergie. Outre le Premier ministre, cinq autres personnalités font leur entrée dans le cabinet. Parmi elles, figurent deux islamistes : Youssef al-Zalzalah, député islamiste chiite et ancien universitaire, a été nommé ministre du Commerce et de l’Industrie, remplaçant le libéral Abdallah al-Tawil. Ismaïl al-Chatti, ancien député et dirigeant du Mouvement constitutionnel islamique, ou le groupe koweïtien des Frères musulmans, devient ministre des Communications. L’islamiste Abdallah al-Maatouq est, par ailleurs, maintenu dans ses fonctions de ministre du Waqf et des Affaires islamiques, qu’il cumulera avec celles de ministre de la Justice. Ahmad Baqer, un influent dirigeant du groupe salafiste islamique (radical) et ministre de la Justice dans le gouvernement sortant, n’a, en revanche, pas été retenu. Deux ministre chiites, une première À noter que, pour la première fois dans l’histoire du Koweït, le nouveau cabinet compte deux ministres chiites : MM. Zalzalah et Moubarak. Le gouvernement ne comptait qu’un seul chiite selon un usage entamé en 1992. Enfin, l’unique femme dans le cabinet sortant, Maassouma al-Moubarak, ministre du Plan, a, par ailleurs, été reconduite dans ses fonctions. Le nouveau cabinet doit prêter serment samedi devant l’émir, et deux jours plus tard au Parlement.
Le nouvel émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, a approuvé jeudi par décret un nouveau gouvernement composé de 16 ministres, dont trois islamistes, et marqué par le départ de deux libéraux.
L’annonce du nouveau cabinet, le 22e depuis l’indépendance en 1961, survient deux jours après que l’émir eut désigné son neveu, cheikh Nasser, pour former le gouvernement. L’émir a également proposé son demi-frère, l’ancien ministre de l’Intérieur cheikh Nawaf al-Ahmad al-Sabah, comme prince héritier, maintenant la séparation des fonctions de Premier ministre et de prince héritier, scindées pour la première fois en juillet 2003, une mesure bien accueillie par les Koweïtiens. Le Parlement doit encore approuver cette proposition pour qu’elle soit effective.
Six membres du nouveau cabinet appartiennent à...