M. Michel Moawad, fils de la députée Nayla Moawad, a répondu hier aux attaques lancées par l’ancien député Sleimane Frangié contre sa mère et lui-même.
M. Moawad a affirmé que ces attaques avaient pour but de détourner l’attention des gens de la vérité. « Et cette vérité, dit M. Moawad, c’est qu’il existe une tentative syrienne, conduite par Assef Chawkat, de déstabiliser le Liban et d’en faire un second Irak. Voilà l’essentiel. »
« Assassinats politiques, obstacles aux efforts déployés pour bâtir les institutions, en provenance de la présidence de la République et de certains ministres, obstacles à la réforme des services de sécurité et de la magistrature, incitation de groupes palestiniens et, à Achrafieh, noyautage d’une manifestation en principe pacifique et tentative de provoquer des dissensions confessionnelles et de porter atteinte à la paix civile », a-t-il ajouté.
« Nous considérons que Sleimane Frangié est complice de cette tentative, car, au départ, il fait partie du régime de tutelle, ou plutôt des miettes restantes de ce régime de tutelle syrienne » qu’il cherche à rétablir en raison des privilèges et bénéfices qu’il en retirait.
Supercherie
Accusant M. Frangié d’avoir été la principale « couverture politique » chrétienne de la tutelle syrienne, M. Moawad dénonce la supercherie qui consiste pour le leader nordiste à s’ériger en défenseur des chrétiens du Liban, alors que ses actes prouvent exactement le contraire.
Et de rappeler que M. Frangié a signé le décret de naturalisation, qui a introduit un déséquilibre numérique en faveur des naturalisés musulmans, qu’il a approuvé la décision d’exiler le général Michel Aoun, l’arrestation de Samir Geagea, la fermeture de la MTV, l’adoption de la loi électorale 2000, qui était une tentative de liquider les chrétiens, et enfin la chasse aux militants FL et aounistes battus et torturés par les services secrets.
Pour M. Moawad, M. Frangié est chargé « de monter les chrétiens contre les sunnites, afin de discréditer politiquement le Courant du futur ».
Venant de la bouche de Sleimane Frangié, « l’accusation d’être des instruments utilisés par Saad Hariri pour l’éliminer est un mensonge », a insisté le fils de Nayla Moawad, qui a rappelé que René Moawad, son père, élu député de Zghorta en 1957, l’est resté tout au long des scrutins successifs qui l’ont suivi, y compris le scrutin de 1972.
Élue en 1992 au siège laissé vacant par le tragique décès de son époux, Nayla Moawad devait être élue de nouveau en 1996, en dépit des obstructions syriennes, des arrestations et vexations subies par ses représentants, chassés parfois des bureaux de vote. En dépit du fait aussi que Rafic Hariri fut forcé par les Syriens à la combattre politiquement, a-t-il ajouté.
Provocations
Accusé de fomenter des troubles à Zghorta « pour le compte des autres », M. Moawad a assuré que ce sont les hommes de M. Frangié qui, après les élections qu’ils ont perdues, se livrent à des provocations quotidiennes contre les partisans de Nayla Moawad, dans le but de nourrir et de garder vivace l’esprit de clan et de justifier ainsi, à leurs propres yeux, leur défaite électorale.
Et M. Moawad de préciser qu’en deux mois, il n’a quitté son domicile de Zghorta qu’à cinq ou six reprises, en raison des informations faisant état de menaces directes contre sa personne et celle de sa mère.
« Si Sleimane Frangié est si confiant dans sa popularité dans la circonscription de Zghorta-Zawyé, qu’il abandonne ses projets d’assassinat et accepte que le jeu démocratique suive son cours », a-t-il dit à ce sujet. Michel Moawad a en outre accusé Sleimane Frangié « d’avoir été élevé, sur le plan moral, à l’école des renseignements syriens, et lui a reproché ses attaques personnelles ». « Nous nous considérons fils des valeurs libanaises, a-t-il dit, ajoutant qu’en dépit de leurs divergences politiques, les présidents Frangié et René Moawad maintenaient des liens de respect mutuel. La manière de parler de Sleimane Frangié, aujourd’hui, est celle que les services de renseignements syriens utilisaient avec les fonctionnaires libanais ». Interrogé spécifiquement sur l’image utilisée par M. Frangié, parlant du Mouvement du 14 mars et de la rencontre Aoun-Nasrallah, M. Moawad a dit « ne l’avoir pas comprise ».
Enfin, ce dernier a démenti catégoriquement être poursuivi en justice par le président de la Guinée équatoriale et affirmé qu’il va devoir, « à regret », obtenir des excuses en justice pour ces accusations diffamatoires.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats M. Michel Moawad, fils de la députée Nayla Moawad, a répondu hier aux attaques lancées par l’ancien député Sleimane Frangié contre sa mère et lui-même.
M. Moawad a affirmé que ces attaques avaient pour but de détourner l’attention des gens de la vérité. « Et cette vérité, dit M. Moawad, c’est qu’il existe une tentative syrienne, conduite par Assef Chawkat, de déstabiliser le Liban et d’en faire un second Irak. Voilà l’essentiel. »
« Assassinats politiques, obstacles aux efforts déployés pour bâtir les institutions, en provenance de la présidence de la République et de certains ministres, obstacles à la réforme des services de sécurité et de la magistrature, incitation de groupes palestiniens et, à Achrafieh, noyautage d’une manifestation en principe pacifique et tentative de provoquer des...