La majorité lance un ultimatum à Rizk,
qui répond immédiatement
le 07 février 2006 à 00h00
Dans son communiqué lu hier par Farès Souhaid, l’Alliance du 14 mars a demandé au ministre de la Justice, Charles Rizk, d’ouvrir une enquête immédiate visant à vérifier les sources de financement des organisations et des individus que les forces de la majorité ont incriminés dans les émeutes de dimanche à Achrafieh (lire par ailleurs). Il a également été demandé au ministre Rizk de donner des détails sur l’évolution des enquêtes suivantes : les assassinats et tentatives d’assassinat depuis octobre 2004 ; les explosions depuis mars 2005 ; les dépôts d’armes et d’explosifs découverts notamment à Beyrouth, Aramoun, Koura et Zghorta ; l’enregistrement télévisé diffusé par la New TV, « envoyé par les Marada et destiné à fausser l’enquête dans l’assassinat de Rafic Hariri » ; le scandale d’al-Madina et celui des coupons de pétrole de Saddam Hussein. Ils ont donné une semaine à Charles Rizk pour répondre « clairement », et dans le cas contraire, ils appelleraient à sa démission.
Le ministre de la Justice a répondu quelques heures à peine par un autre communiqué. Il commence par demander à ceux qui ont rédigé le communiqué de l’Alliance du 14 mars de transmettre au parquet les preuves « qu’apparemment ils possèdent » sur les financements qu’ils ont évoqués. Concernant les assassinats et les explosions, Charles Rizk rappelle que les enquêtes sont en cours et que le gouvernement a demandé que la commission onusienne élargisse ses prérogatives et s’en saisisse. « Le parquet et les juges concernés poursuivent l’enquête et personne n’a le droit de leur fixer un délai », a-t-il dit. Le dossier des dépôts d’armes, a-t-il ajouté, est sous l’autorité du parquet militaire, « qui poursuit l’enquête ». Quant à l’enregistrement télévisé, il est désormais en possession de la commission d’enquête internationale. Enfin, au sujet de la banque al-Madina, Charles Rizk a indiqué que le parquet n’a réceptionné le rapport de la Banque centrale que depuis « deux semaines, et qu’il est soumis à une étude ininterrompue ».
« Le travail du ministère de la Justice se fait dans le cadre du travail gouvernemental, et en totale coordination entre le ministre de la Justice et le Premier ministre, qui accorde beaucoup d’importance à ces dossiers », a conclu Charles Rizk.
Dans son communiqué lu hier par Farès Souhaid, l’Alliance du 14 mars a demandé au ministre de la Justice, Charles Rizk, d’ouvrir une enquête immédiate visant à vérifier les sources de financement des organisations et des individus que les forces de la majorité ont incriminés dans les émeutes de dimanche à Achrafieh (lire par ailleurs). Il a également été demandé au ministre Rizk de donner des détails sur l’évolution des enquêtes suivantes : les assassinats et tentatives d’assassinat depuis octobre 2004 ; les explosions depuis mars 2005 ; les dépôts d’armes et d’explosifs découverts notamment à Beyrouth, Aramoun, Koura et Zghorta ; l’enregistrement télévisé diffusé par la New TV, « envoyé par les Marada et destiné à fausser l’enquête dans l’assassinat de Rafic Hariri » ; le scandale...
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