Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La Rencontre démocratique réagit violemment au discours d’Assad

Le bloc parlementaire de la Rencontre démocratique a vivement critiqué le discours tenu samedi par le président syrien, Bachar el-Assad, au cours de la réunion qu’il a tenue hier sous le présidence de son chef, Walid Joumblatt. Il a ainsi dénoncé « le maintien d’une politique qui refuse de considérer le Liban comme un État souverain et qui veut que le pays reste un atout à utiliser en fonction des calculs du régime totalitaire (syrien) d’autant que celui-ci est engagé dans un axe dont l’objectif est de laisser le Liban à la merci des intérêts syro-iraniens ». Le bloc Joumblatt a, en outre, reproché au président Assad sa position au sujet du tracé des frontières libano-syriennes. « Dire que c’est une revendication israélienne est une accusation de traîtrise adressée au peuple et au gouvernement libanais, sans compter que ces propos contredisent ceux qui ont été récemment tenus par le ministre syrien des Affaires étrangères. Ils visent principalement à entraver la libération des fermes de Chebaa et à lier leur situation à celle du Golan pour continuer à se servir du Liban-Sud comme un atout à des fins qui n’ont rien à voir avec les intérêts libanais », indique le communiqué, jugeant que « c’est Israël qui défend le maintien du régime syrien parce qu’il rassure apparemment Tel-Aviv ». Le bloc de la Rencontre démocratique a ensuite estimé qu’en rejetant l’existence d’un problème avec le Liban, « le président Assad altère l’histoire et insulte l’intelligence des Libanais, qui ont souffert le martyre à cause de la tutelle syrienne, de la décision de Damas de proroger par la force le mandat présidentiel, et de la série d’assassinats et de crimes terroristes » au Liban. « Dire qu’il existe seulement une petite minorité hostile à la Syrie dans le pays est absolument ridicule. Assad a oublié que son régime totalitaire et répressif ne représente en fait que le pouvoir d’une famille qui contrôle les intérêts et les ressources nationales du peuple syrien, et qui s’oppose aux aspirations légitimes de ce peuple à la liberté, au progrès et à la prospérité », indique le communiqué. « La mémoire d’Assad semble de surcroît faible au point de lui faire oublier que c’est la majorité populaire libanaise, rassemblée le 14 mars 2005, place de la Liberté, qui a fait chuter le système de tutelle imposé au Liban, et l’a obligé à se conformer aux résolutions internationales et à retirer ses troupes du pays », poursuit le communiqué du bloc Joumblatt, avant de réaffirmer son engagement « en faveur des leaders libanais libres déterminés à consolider la souveraineté et l’indépendance libanaises, quels que soient les sacrifices ». Les députés ont en outre critiqué le président syrien pour avoir « jugé que le principe de la souveraineté nationale prime sur les résolutions internationales ». À leurs yeux, « il s’agit de la même vieille manœuvre syrienne visant à se dérober à l’enquête internationale sur le crime terroriste commis par le régime syrien le 14 février dernier ainsi que sur tous les attentats qui ont précédé et suivi cette date ». Selon eux, ce slogan « donnera à l’ennemi israélien l’occasion de refuser à son tour de mettre en application les résolutions internationales en rapport avec le conflit israélo-arabe ». Après avoir accusé « le régime syrien d’avoir exploité le congrès de la Fédération des avocats arabes pour essayer de se disculper de l’assassinat de Hariri et d’autres crimes terroristes qu’il a commis depuis les années soixante-dix », le bloc Joumblatt s’est dit étonné de ce que les avocats arabes aient choisi de tenir leur congrès « dans un pays gouverné à travers les lois d’urgence, la détention d’hommes à la pensée libre et le silence sur le sort de milliers de détenus, alors que leur rôle est de défendre les libertés et les droits de l’homme dans le monde arabe ». Les députés ont enfin salué les deux Ordres des avocats de Beyrouth et de Tripoli parce qu’ils ont boycotté le congrès de Damas.
Le bloc parlementaire de la Rencontre démocratique a vivement critiqué le discours tenu samedi par le président syrien, Bachar el-Assad, au cours de la réunion qu’il a tenue hier sous le présidence de son chef, Walid Joumblatt.
Il a ainsi dénoncé « le maintien d’une politique qui refuse de considérer le Liban comme un État souverain et qui veut que le pays reste un atout à utiliser en fonction des calculs du régime totalitaire (syrien) d’autant que celui-ci est engagé dans un axe dont l’objectif est de laisser le Liban à la merci des intérêts syro-iraniens ».
Le bloc Joumblatt a, en outre, reproché au président Assad sa position au sujet du tracé des frontières libano-syriennes. « Dire que c’est une revendication israélienne est une accusation de traîtrise adressée au peuple et au gouvernement...