ESPACE
La fibre optique donne une nouvelle
jeunesse aux télescopes terrestres
le 14 janvier 2006 à 00h00
Le télescope spatial Hubble et sa moisson de clichés spectaculaires ne condamnent pas les observatoires terrestres, qui gardent de beaux jours devant eux, a démontré une équipe d’astronomes qui vient d’en démultiplier les performances grâce à la fibre optique. L’équipe dirigée par Guy Perrin, du Laboratoire d’études spatiales et d’instrumentation en astrophysique (LESIA) de l’Observatoire de Paris, a relié par fibres optiques infrarouges deux des puissants télescopes construits au sommet du volcan hawaïen du Mauna Kea, Keck I et Keck II. L’expérience a permis de produire des franges d’interférences – une succession de
« zébrures » sombres et brillantes – qui peuvent être recombinées pour donner une image. Avec deux sources d’information, comme c’est le cas avec les deux télescopes Keck, on a là l’ébauche d’un interféromètre. L’équipe de M. Perrin espère maintenant connecter tous les observatoires situés sur l’exceptionnel site du Mauna Kea, soit sept installations dispersées sur 800 mètres.
C’est le projet « Ohana », qui fait l’objet d’une publication dans la dernière édition du magazine scientifique américain Science. Une fois achevé, « Ohana » affichera une puissance comparable à celle d’un télescope optique de 800 mètres de diamètre.
À titre de comparaison, Keck I et II, qui sont les instruments optiques les plus puissants aujourd’hui dans le monde, ont un diamètre de 11 mètres.
Si Hubble a fait découvrir à des millions d’astronomes amateurs les beautés de l’Univers, en montant des galaxies nouvelles, Ohana devrait permettre d’en révéler les détails. Avec une résolution inégalée, même si la restitution (l’image) restera probablement en retrait par rapport au télescope spatial.
Le télescope spatial Hubble et sa moisson de clichés spectaculaires ne condamnent pas les observatoires terrestres, qui gardent de beaux jours devant eux, a démontré une équipe d’astronomes qui vient d’en démultiplier les performances grâce à la fibre optique. L’équipe dirigée par Guy Perrin, du Laboratoire d’études spatiales et d’instrumentation en astrophysique (LESIA) de l’Observatoire de Paris, a relié par fibres optiques infrarouges deux des puissants télescopes construits au sommet du volcan hawaïen du Mauna Kea, Keck I et Keck II. L’expérience a permis de produire des franges d’interférences – une succession de
« zébrures » sombres et brillantes – qui peuvent être recombinées pour donner une image. Avec deux sources d’information, comme c’est le cas avec les deux télescopes Keck, on...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.