Terrorisme
Le Crédit lyonnais et NatWest accusés
aux États-Unis de financer le Hamas
le 07 janvier 2006 à 00h00
Plusieurs dizaines de victimes d’attentats ont porté plainte aux États-Unis contre les banques britannique National Westminster Bank (NatWest) et française Crédit lyonnais, accusées de fournir des services à des organisations palestiniennes considérées comme terroristes. Les deux banques sont visées par des plaintes distinctes les accusant d’effectuer des opérations financières pour des organisations parrainant le mouvement radical islamiste Hamas, ont indiqué hier les avocats des plaignants, tous américains.
Une première plainte, déposée jeudi devant un tribunal de New York, accuse NatWest d’effectuer des opérations financières pour Interpal (le Fonds de secours et de développement palestinien) qui fournit de l’aide humanitaire dans les territoires palestiniens. En 2003, les États-Unis ont inscrit Interpal, dont le siège se trouve en Grande-Bretagne, sur leur liste d’organisations considérées comme terroristes. Cette plainte en nom collectif a été déposée par plusieurs victimes américaines et proches de victimes d’attentats commis en Israël ces dernières années et revendiqués par le Hamas. Selon le texte de la plainte, Interpal sert de relais financier au Hamas. NatWest est notamment accusée de faciliter la levée de fonds par Interpal, en gérant des transactions en ligne permettant à l’organisation de collecter de l’argent sur son site Internet via des dons par cartes de crédit.
Le Crédit lyonnais est, lui, visé par une plainte déposée devant un tribunal du New Jersey par Moses Strauss et sa famille. M. Strauss, un jeune Américain qui étudiait en Israël, avait été blessé en 2003 dans un attentat commis dans un autobus à Jérusalem et revendiqué par le Hamas. La plainte accuse le Crédit lyonnais d’avoir effectué des opérations pour le compte du Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP), organisme basé en France et également considéré comme terroriste depuis 2003 par les États-Unis. Les plaignants affirment que le CBSP est lié au Hamas.
NatWest a cependant rejeté les accusations, jugées « sans fondement ». Le Crédit lyonnais a pour sa part indiqué avoir « rompu » depuis 2003 « toutes les relations » avec le CBSP, avant même son inscription par les États-Unis sur la liste des organisations ayant un lien avec le terrorisme.
Plusieurs dizaines de victimes d’attentats ont porté plainte aux États-Unis contre les banques britannique National Westminster Bank (NatWest) et française Crédit lyonnais, accusées de fournir des services à des organisations palestiniennes considérées comme terroristes. Les deux banques sont visées par des plaintes distinctes les accusant d’effectuer des opérations financières pour des organisations parrainant le mouvement radical islamiste Hamas, ont indiqué hier les avocats des plaignants, tous américains.
Une première plainte, déposée jeudi devant un tribunal de New York, accuse NatWest d’effectuer des opérations financières pour Interpal (le Fonds de secours et de développement palestinien) qui fournit de l’aide humanitaire dans les territoires palestiniens. En 2003, les États-Unis ont inscrit...
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