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La crise avec le binôme chiite sur la voie d’un règlement définitif

Après les trois heures d’entretien, il y a quelques jours, entre Fouad Siniora et Hassan Nasrallah, et au cours desquelles, selon un observateur averti, « la confiance a été rétablie », la réunion parrainée par l’Arabie saoudite entre Nabih Berry et Saad Hariri (une seconde suivra samedi, à trois, avec le Premier ministre) a elle aussi porté ses fruits. Les deux hommes se sont mis d’accord sur la nécessité de ne pas s’opposer à la légalité internationale, ni au concept de la démocratie ni à l’accord de Taëf. Sans oublier qu’au Liban, « il n’y a pas de milice, mais une Résistance ». Ces lignes générales seront formulées conjointement par les sunnites, les chiites, les chrétiens et les druzes, en prenant en compte des « détails », en fait des lignes rouges : contourner le vote tout en préservant son principe, définir la Résistance dans l’espace et dans le temps, et tracer les frontières libano-syriennes. En un mot comme en cent, la crise est pour l’instant sur la voie d’un règlement définitif, et les ministres chiites rejoindraient leurs collègues après l’Adha. En attendant, le Conseil des ministres d’hier, au sein duquel prévalait le même optimisme, a décidé la réouverture du bureau de l’OLP à Beyrouth, et promis qu’il allait crever les abcès du Casino du Liban et de la banque al-Madina. Enfin, dans un geste de provocation à l’égard de la majorité, le chef de l’État a renvoyé les projets de lois liés aux waqfs druzes et au Conseil constitutionnel. PAGES 3 et 4, nos informations et l’article de Philippe ABI-AKL
Après les trois heures d’entretien, il y a quelques jours, entre Fouad Siniora et Hassan Nasrallah, et au cours desquelles, selon un observateur averti, « la confiance a été rétablie », la réunion parrainée par l’Arabie saoudite entre Nabih Berry et Saad Hariri (une seconde suivra samedi, à trois, avec le Premier ministre) a elle aussi porté ses fruits. Les deux hommes se sont mis d’accord sur la nécessité de ne pas s’opposer à la légalité internationale, ni au concept de la démocratie ni à l’accord de Taëf. Sans oublier qu’au Liban, « il n’y a pas de milice, mais une Résistance ». Ces lignes générales seront formulées conjointement par les sunnites, les chiites, les chrétiens et les druzes, en prenant en compte des « détails », en fait des lignes rouges : contourner le vote tout en préservant...