Le FPLP-CG d’Ahmed Gibril condamne les propos du Premier ministre
le 31 décembre 2005 à 00h00
Dans un communiqué publié hier, le FPLP-CG d’Ahmed Gibril a « dénoncé » les propos tenus par le Premier ministre, Fouad Siniora, qui avait indiqué que les armes palestiniennes hors des camps profitent à Israël. Le FPLP-CG s’est dit « étonné que M. Siniora adopte une telle position portant atteinte au sang des martyrs palestiniens ». Le groupe d’Ahmed Gibril a « tenu à rappeler au Premier ministre libanais que les armes palestiniennes ont contribué à faire échec aux accords du 17 mai ».
« On n’assure pas la sécurité et les hauts intérêts du Liban en portant atteinte à l’identité des armes palestiniennes ou en assouvissant les désirs des responsables de la 1559, surtout au moment où les sionistes violent constamment la souveraineté et la sécurité libanaises, et s’en prennent à la paix civile dans le but de transformer le Liban en passage ou en centre pour les forces ennemies », ajoute le texte, s’adressant au chef du gouvernement sans le nommer.
« Le FPLP-CG, qui a manifesté son ouverture au dialogue avec le gouvernement, s’étonne des attaques politiques qui ont accompagné les bombardements de l’aviation israélienne contre ses positions. Il estime qu’il existe une certaine harmonie entre ceux qui œuvrent pour l’application de la 1559 par le biais de moyens militaires et sécuritaires, et ceux qui refusent aux Palestiniens le pain quotidien, la sécurité et les droits politiques », ajoute le texte.
Le groupe d’Ahmed Gibril a « rappelé à ceux qui occultent le danger israélien et qui sont entrés dans le cercle des accusations aveugles que les aiguilles d’une montre ne retournent pas en arrière », soulignant encore que « ceux qui se hâtent de désarmer les Palestiniens et qui attendent le moment propice pour désarmer le Hezbollah ne font qu’exécuter les plans d’implantation en contrepartie de marchés politiques et d’allocations financières qui mettront le Liban sous la tutelle internationale », conclut le texte.
Hommage du Fateh
au gouvernement
Par ailleurs, la section du Fateh à Saïda a publié hier un communiqué à l’occasion du 41e anniversaire de la révolution palestinienne dans lequel l’organisation a commenté les relations libano-palestiniennes.
Le Fateh a rendu hommage au gouvernement libanais qui veut entamer le dialogue avec les réfugiés palestiniens. Le texte insiste dans ce cadre sur la présence d’une seule délégation unifiée, présidée par l’OLP, seul représentant du peuple palestinien, pour mener les négociations avec le Liban.
Le Fateh a également appelé « les autorités à lever l’embargo visant les camps de réfugiés du Liban-Sud de manière à permettre, notamment, l’entrée de ciment nécessaire à la construction ». « Il est temps, ajoute le texte, d’accorder aux Palestiniens le droit de propriété, à l’instar des étrangers présents au Liban », conclut le communiqué.
Dans un communiqué publié hier, le FPLP-CG d’Ahmed Gibril a « dénoncé » les propos tenus par le Premier ministre, Fouad Siniora, qui avait indiqué que les armes palestiniennes hors des camps profitent à Israël. Le FPLP-CG s’est dit « étonné que M. Siniora adopte une telle position portant atteinte au sang des martyrs palestiniens ». Le groupe d’Ahmed Gibril a « tenu à rappeler au Premier ministre libanais que les armes palestiniennes ont contribué à faire échec aux accords du 17 mai ».
« On n’assure pas la sécurité et les hauts intérêts du Liban en portant atteinte à l’identité des armes palestiniennes ou en assouvissant les désirs des responsables de la 1559, surtout au moment où les sionistes violent constamment la souveraineté et la sécurité libanaises, et s’en prennent à la paix civile...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.