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BOURSES MONDIALES Tokyo et l’Europe ont grimpé, Wall Street fait grise mine

La Bourse de Tokyo et les marchés européens ont grimpé en 2005, atteignant des niveaux oubliés depuis plusieurs années grâce à la hausse des bénéfices des sociétés et à la faiblesse des taux d’intérêt, mais Wall Street est resté à l’écart de cette embellie boursière. La tempête qui avait suivi l’éclatement de la bulle Internet et les attentats du 11 septembre 2001 a été en grande partie effacée : l’indice mondial de référence MSCI World Index a retrouvé depuis quelques semaines ses niveaux de l’automne 2000 et ressortait hier en hausse de 8 % depuis le 1er janvier. Comme le résume Marc Touati, chef économiste chez Natexis Banque Populaire, les marchés actions ont profité d’une conjonction de facteurs positifs. « Primo, en dépit de la nouvelle flambée des prix pétroliers, la croissance mondiale a ralenti mais est restée forte. Secundo, après trois ans de déprime, de craintes et de réticences à investir, les investisseurs se sont enfin souvenus que les marchés boursiers présentaient une perspective de rentabilité élevée. Tertio, la reprise durable du marché actions commence également à bénéficier du retour des mouvements de fusions-acquisitions », explique-t-il. Parmi les grands marchés, c’est la Bourse de Tokyo qui a le plus progressé : l’indice Nikkei a terminé la séance d’hier sur un gain de 41 % depuis le 1er janvier, au plus haut depuis cinq ans. Alors que l’économie japonaise semble enfin sortie d’une décennie de difficultés, le marché local a profité d’un engouement des particuliers pour les placements en actions, sur fond d’espoirs de réformes économiques avec la réélection du Premier ministre Junichiro Koizumi. En Europe, la progression est également considérable : hier matin, la Bourse suisse gagnait environ 32 % sur un an, Francfort 28 %, Amsterdam 26 %, Paris 25 %, Bruxelles 22 %, Madrid 18 % et Londres et Milan 16 %. En revanche, 2005 a été beaucoup moins faste à Wall Street : l’indice Dow Jones est resté quasi stable tandis que le Nasdaq, l’indice des valeurs technologiques, a gagné juste 2,4 %. « La hausse du marché des actions en Europe et au Japon ne peut s’expliquer autrement que par l’explosion de la rentabilité des entreprises cotées », qui se retrouve à des niveaux presque jamais atteints dans l’histoire moderne, estime François-Xavier Chauchat, chef économiste de la maison de courtage CA Cheuvreux. Wall Street a aussi pâti de la hausse du pétrole, de la remontée des taux d’intérêt aux États-Unis et d’une appréciation du dollar sur le marché des changes, alors que les politiques monétaires restent très accommodantes en zone euro et au Japon. L’Asie devrait quant à elle tirer à nouveau son épingle du jeu : selon les analystes de la société Merrill Lynch, « le Japon et les pays émergents d’Asie resteront les marchés les plus performants l’an prochain ».

La Bourse de Tokyo et les marchés européens ont grimpé en 2005, atteignant des niveaux oubliés depuis plusieurs années grâce à la hausse des bénéfices des sociétés et à la faiblesse des taux d’intérêt, mais Wall Street est resté à l’écart de cette embellie boursière.
La tempête qui avait suivi l’éclatement de la bulle Internet et les attentats du 11 septembre 2001 a été en grande partie effacée : l’indice mondial de référence MSCI World Index a retrouvé depuis quelques semaines ses niveaux de l’automne 2000 et ressortait hier en hausse de 8 % depuis le 1er janvier.
Comme le résume Marc Touati, chef économiste chez Natexis Banque Populaire, les marchés actions ont profité d’une conjonction de facteurs positifs.
« Primo, en dépit de la nouvelle flambée des prix pétroliers, la croissance...